Après les élections sénatoriales de dimanche, les sénateurs nouvellement élus prendront officiellement leurs fonctions ce jeudi 1er octobre. Celui qui a créé la surprise est l’entrepreneur et homme d’affaire montpelliérain Joseph Francis. Un homme puissant, mais assez méconnu du grand public.
Dans l’Hérault, trois nouveaux sénateurs ou sénatrices vont donc faire leur entrée au Palais du Luxembourg dans les prochains jours : la
socialiste Julie Frêche et l’ancienne députée RN Manon Bouquin. Et puis celui qui a créé la surprise dimanche : l’entrepreneur et homme d’affaire montpelliérain Joseph Francis, élu à la tête d’une liste divers-droite.
Un nouveau venu dans le paysage politique héraultais. Même si il a été un temps conseiller régional, il n’avait encore jamais été élu sur son nom propre. Le grand public le connait donc peu.
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Une « success-story » économique et financière, avant son propre succès en politique
Joseph Francis est âgé de tout juste 70 ans. Il est né au Liban dans une famille plutôt modeste. Il a acquis la nationalité française en 1982, à l’âge de 26 ans.
Il est connu pour être le fondateur de Comeca, une entreprise spécialisée dans la fabrication d’armoires électriques basse tension, avec qui il a rencontré un réél succès dans son secteur. Il gère aujourd’hui une vingtaine d’entreprises à travers une holding baptisée JF Développement et possède des intérêts dans plusieurs secteurs (immobilier, distribution électrique, construction).
Plusieurs candidatures infructueuses
Déjà candidat aux sénatoriales de 2020, la liste qu’il conduisait alors n’avait remporté que 9,5% des voix. Joseph Francis était alors le patron de l’UDI dans l’Hérault. Une formation qu’il a créée aux côtés de Jean-Louis Borloo et qu’il a quittée en 2019.
Tout comme un autre homme d’affaires montpelliérain à qui il est parfois comparé, le milliardaire et propriétaire du MHR, Mohed Altrad, il a aussi entretenu des ambitions municipales à Montpellier en se présentant à cette élection en 2014. Il avait alors rompu l’accord de liste commune avec l’UMP (menée alors par Jacques Domergue) pour lancer sa propre candidature centriste autonome. À la suite de cette campagne, ses comptes avaient été rejetés, ce qui lui avait valu une courte peine d’inéligibilité de trois mois début 2015.
Joseph Francis a aussi dans le passé participé au sauvetage financier de l’ASBH, le club de rugby de Béziers, en y injectant des fonds personnels pour assurer son avenir économique.
Un homme puissant donc, qui rêvait sans doute depuis longtemps d’occuper un mandat national.
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