Jugé dans l’affaire du bébé secoué à Aniane, le père a été condamné vendredi à cinq ans de prison dont trois ans avec sursis. La cour d’assises de l’Hérault l’a reconnu coupable de « violences volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner » sur son fils de 5 mois, en novembre 2017.
La cour d’assises de l’Hérault a reconnu coupable Olivier, 42 ans, d’être à l’origine de la mort de son fils de 5 mois, en novembre 2017. Le nourrisson a été victime du syndrome du bébé secoué selon les experts. L’ouvrier agricole a été condamné vendredi à cinq ans de prison dont trois avec sursis. Le tribunal a retenu l’altération du discernement au moment des faits. La peine encourue, 30 ans dans le cas présent (en raison de deux circonstances aggravantes), est ainsi réduite du tiers.
Olivier, qui comparaissait libre est également ressorti libre du palais de justice en compagnie de ses proches. « Je suis content, mon fils va pouvoir reposer en paix » a réagi Olivier au micro d’ICI Hérault, après avoir constamment assuré qu’i n’avait pas été violent avec son bébé. « Il faut penser qu’il y aussi nos deux filles qui sont derrière aussi » a ajouté son épouse, « elles vont les plus contentes du monde de voir leur papa ce soir ».
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« Le bonheur absolu »
« Bien sûr, j’aurai aimé qu’i soit acquitté » a confié son avocate, Me Ava Magassa, « mais à défaut, qu’on ne l’enferme pas, qu’il n’aille pas en prison, c’est un sacrée victoire. C’est beaucoup d’émotions pour cette famille et pour moi, c’est le bonheur absolu ».
La veille, l’avocat général avait requis 15 ans de réclusion criminelle contre un homme dont la culpabilité ne faisait aucun doute à ses yeux, d’autant qu’il était seul avec son bébé au moment où il fait un malaise qui l’a conduit à l’hôpital. « Un homme, un jour, a perdu les pédales et ça a abouti à un drame » avait résumé le magistrat en concédant que personne « n’imagine qu’il a voulu tuer » son enfant.
L’accusation avait demandé 15 ans, la défense l’acquittement
Dès les premiers mots de sa plaidoiries ce vendredi matin, l’avocate de la défense avait planté le décor en déclarant qu’elle était « là pour faire acquitter » son client. Me Magassa avait développé la thèse de l’accident : Olivier tenait son bébé dans les bras, ce dernier a fait un malaise et alors son père, « peut-être dans un moment de panique » a pu faire « un geste malencontreux » pour le réveiller.
Olivier n’a pas été déchu de son autorité parentale, la cour ayant estimé que depuis les faits, il y a près de 10 ans, il n’y avait rien à lui reprocher. Sa peine de deux ans de prison ferme est une peine qui pourra être aménagée.
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