La ministre déléguée à la Mer et à la Pêche est arrivée ce lundi matin à Sète, dans l’Hérault, pour discuter de nouveau avec des pêcheurs de Méditerranée, après une semaine de mobilisation contre la hausse des prix du carburant et des conditions de travail dégradées qu’ils dénoncent. Cet après-midi, Catherine Chabaud sera dans le Gard, au Grau-du-Roi.
Catherine Chabaud a été accueillie par de nombreux pêcheurs dans une petite salle de la criée de Sète, retrouvant ainsi une partie de la délégation reçue jeudi dernier à Paris, selon son entourage.
La semaine dernière, les pêcheurs de Méditerranée se sont mobilisés quatre jours durant en Occitanie, bloquant des dépôts pétroliers et des ports, à Frontignan, Sète, Port-la-Nouvelle ou encore Port-Vendres.
La protestation s’est calmée après une réunion de plus de six heures jeudi, au ministère à Paris.
L’étincelle de ce mouvement a été la flambée du prix du gazole, qui représente un tel poste de dépense pour les pêcheurs qu’il rend leur activité non rentable selon eux.
Sète (Hérault) – les pêcheurs et la ministre déléguée à la Mer et à la pêche. La presse a été tenue à distance avant une autre rencontre cet après-midi dans le Gard – 21 septembre 2026. • © FTV
Les pêcheurs méditerranéens se plaignent aussi d’un versement trop tardif des aides sur le carburant, des quotas de pêche jugés trop restrictifs pour le thon rouge et de charges administratives trop lourdes.
Dans la presse samedi, des maires des ports méditerranéens, de Sète à Nice et jusqu’en Corse, ont apporté dans une tribune commune leur soutien aux pêcheurs, appelant « les institutions européennes à ne plus rester insensibles à la détresse des pêcheurs méditerranéens ».
« Les réalités vécues en mer et sur nos ports doivent enfin être entendues jusqu’à Bruxelles », ont demandé les maires. « La protection de la Méditerranée ne peut donc pas se penser sans celles et ceux qui y travaillent. Elle doit se construire avec eux », ont-ils ajouté.
Le plan West Med, qui vise une pêche durable en réglementant le chalutage, est notamment jugé trop restrictif par les pêcheurs en raison du nombre de 100 sorties autorisées en mer par an, mais aussi inadapté, car il impose des filets aux mailles très larges qui selon eux laissent passer une grande partie de leurs prises.
