L’ancien manager iconique du Stade Toulousain n’est pas vraiment étonné du départ de Thomas Ramos. Pour lui, il s’agit de l’épilogue normal de la carrière d’un joueur professionnel de renom.
Que pensez-vous de cette annonce inattendue : le départ de Thomas Ramos vers le Racing ?
Je pense que cela doit être lié à tout ce qui s’est passé au Stade Toulousain ces derniers mois, et que les propositions qu’on lui a faites ne lui convenaient pas. Après, qu’est-ce que cela m’inspire ? Je dirais que c’est une fin de carrière choisie. Mais il a encore une saison à jouer avec le Stade, non ? En tout cas, il aura mené une magnifique carrière à Toulouse, en passant par Colomiers, et il est en train de la finaliser. Il va la finaliser au Racing, mais il aurait pu la terminer ailleurs.
On a l’impression que vous pensez que c’est dans l’ordre des choses…
Oui, c’est un peu ça. Même si un Romain Ntamack, lui, pourrait faire toute sa carrière au Stade, comme l’a fait son père…
On dit qu’à Toulouse, on a l’habitude de proposer aux joueurs de plus de trente ans une prolongation à la baisse. Êtes-vous d’accord ?
(Rires.) Je ne sais pas comment les choses fonctionnent aujourd’hui au Stade Toulousain. Et puis, 30 ans, ce n’est pas si vieux… Je pense que Thomas Ramos est quelqu’un qui peut négocier son contrat de façon assez exceptionnelle, mais c’est toujours plus facile de le faire à l’extérieur qu’à Toulouse. En fait, je ne suis pas surpris de le voir terminer sa carrière en préservant les ressources qu’il a accumulées. Après tout, ce qu’il a accompli jusqu’à présent doit bien lui servir à quelque chose.
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Pratiquiez-vous cette politique ?
Si vous voulez comparer avec mon époque, je vous répondrais que les situations sont incomparables. Je ne gérais pas le même effectif : j’avais quelques joueurs extraordinaires, mais je n’avais pas un effectif aussi riche. Je ne pouvais pas faire jouer 59 joueurs comme ce fut le cas il y a deux ans, je crois.
Pourtant, Toulouse, c’est une excellente formation, doublée d’un recrutement intelligent. Rendez-vous compte : Ramos s’en va, mais derrière, il y a Ange Capuozzo, Blair Kinghorn, Matias Remue, Juan-Cruz Mallía… Ainsi, son départ me semble finalement dans l’ordre des choses.
Ce départ surprise de Thomas Ramos – qu’on voyait bien en futur entraîneur du Stade Toulousain, aux côtés d’Ugo Mola – est-ce que cela ne vous rappelle pas le départ de Christophe Deylaud pour Agen, quand vous étiez manager ?
Je voudrais d’abord dire que l’un n’empêche pas l’autre. Ce n’est pas parce qu’il quitte Toulouse en tant que joueur qu’il n’y reviendra pas comme entraîneur. Dans le milieu professionnel d’aujourd’hui, il faut vraiment tenter un gros coup en fin de carrière, et Thomas le mérite. Quant à la comparaison avec Christophe Deylaud, je dirais que les deux hommes n’ont pas du tout la même personnalité : on ne peut pas les comparer.
Pour résumer, je trouve cohérent qu’un joueur comme Thomas Ramos ait envie de finir sa carrière avec un gros contrat. Le Racing est un grand club, il y retrouvera d’autres anciens Toulousains. Actuellement, Toulouse ne peut pas dépasser certaines propositions. Thomas a choisi de changer d’air parce que c’est le moment de le faire.
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