Il y a un an, l’Aude était frappée par un gigantesque incendie déclenché le 5 août 2025 à Ribaute, dans le massif des Corbières. Le feu, éteint près d’un mois après, a ravagé 17.000 hectares de végétation et a causé le décès d’une personne.
Il y a un an, l’Aude était touchée par un mégafeu. Surnommé « l’Ogre des Corbières » par les habitants, cet incendie d’une ampleur exceptionnelle s’est déclaré le 5 août 2025 à Ribaute. Il s’est propagé très rapidement, sous l’effet de la sécheresse et de puissantes rafales de vent.
À peine 15 heures après son déclenchement, le feu avait déjà parcouru plus de 11.000 hectares, soit la superficie de la commune de Paris. Au total, il a ravagé 17.000 hectares de forêts et de vignes.
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Le pire incendie depuis 50 ans sur le pourtour méditerranéen en France
L’incendie a traversé 16 communes de l’Aude à une vitesse moyenne de 6 km/h, qualifiée de sidérante par le maire de Ribaute. L’Ogre des Corbières a détruit 36 maisons, faisant de ce sinistre l’un des plus importants feux de forêts enregistrés en France métropolitaine (jusqu’au mégafeu de l’été 2026 en Gironde) et le pire incendie depuis au moins 50 ans sur le pourtour méditerranéen, selon la Base de données gouvernementale des incendies de forêt en France (BDIFF) qui répertorie depuis 1973 la surface totale parcourue par les flammes.
Le feu a également gravement blessé deux personnes et causé la mort d’une femme de 65 ans à son domicile, dans le village de Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse.
L’incendie a été complètement éteint le 28 août 2025, près de quatre semaines après son démarrage. Les pompiers l’ont maîtrisé le 10 août 2025, mais des foyers continuaient à brûler à plusieurs endroits.
Au plus fort du dispositif, plus de 2.000 pompiers, venus de toute la France, ont été mobilisés sur 80 km de lisières de ce feu.
Le traumatisme des Corbières ravivé par un nouveau feu cet été
Un agent de l’Office national des forêts a été mis en examen le 4 juin dernier 2026, à l’issue de sa garde à vue dans le cadre d’une enquête pour déterminer les causes de l’incendie. Deux autres agents de l’ONF, également placés en garde à vue, ont quant à eux été relâchés sans poursuites. Selon le procureur de la République de Montpellier, le premier agent a contesté toute implication dans le départ de feu. Les enquêteurs soupçonnent une cigarette mal éteinte jetée depuis la voiture de patrouille des agents d’en être à l’origine.
Les Corbières portent encore aujourd’hui les traces de ce drame sans précédent. Depuis, les forestiers tentent de reconstruire le paysage meurtri par les flammes. Les graines de pin d’Alep encore contenues dans les cônes, ainsi que les repousses de feuillus, devraient permettre la recolonisation naturelle d’une grande partie du massif au cours des 30 prochaines années. L’ONF prévoit également de mener, dans les trois ans à venir, des plantations ciblées dans les secteurs les plus fortement touchés.
Mais alors que la plaie peine à se refermer, un récent incendie survenu début juillet dans l’Aude a ravivé le douloureux souvenir du mégafeu du massif des Corbières.
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