La canicule, la hausse du prix des carburants et la baisse du pouvoir d’achat ne semblent pas avoir freiné les vacanciers à venir dans le Biterrois. Juillet 2026 est aussi bon que juillet 2025. Août est en légère baisse, mais les professionnels comptent sur les réservations de dernière minute.
« Le début de saison touristique est correct sans être extraordinaire dans le Biterrois » confie ce lundi à la radio ICI Hérault Jean Muller, le directeur général de l’Office du tourisme de Béziers-Méditerranée. Le taux d’occupation est de 69,3% en juillet sur le territoire de l’agglomération, c’est un point de moins que l’année dernière. Celui du mois d’août n’atteint pas les 65%. Mais les professionnels du tourisme comptent sur les réservations de dernière minute le mois prochain.
« Quand on a une bonne fréquentation, cela ne veut pas dire que la consommation est forcément proportionnelle. On a des bonnes ou de mauvaises années et tout ceci dépend aussi de la conjoncture. La fréquentation est là. La particularité du territoire biterrois, c’est qu’on a beaucoup de camping et dans ces campings, la clientèle étrangère est très représentée, c’est une clientèle qui réserve bien en avance et donc qui n’est pas forcément affectée par la conjoncture internationale ou par le prix du carburant. »
Quatre vacanciers sur dix viennent de l’étranger
« En revanche, sur la clientèle française, c’est évidemment un phénomène qu’on peut observer et donc aujourd’hui, on a évidemment le prix du carburant mais on a aussi la canicule qui a fait que beaucoup de gens quand bien même ils étaient présents sur le territoire ne se sont pas forcément rendus dans les restaurants, n’ont pas forcément pratiqués d’activité. Nous, on le voit, ne serait-ce qu’aux 9 Écluses de Fonseranes, le mois de juin a connu en nette diminution de fréquentation par rapport à l’année dernière
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L’agglomération biterroise à une capacité d’accueil de 90.000 lits dont un tiers de professionnels (plus de 14 % de particulier à particulier, les autres sont des résidences secondaires). Plus de quatre vacanciers sur 10 viennent de l’étranger : les Allemands sont les plus nombreux suivis des Néerlandais, des Suisses, des Belges et des Irlandais. Côté français, la moitié des vacanciers vient de la région Occitanie.
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« C’est une tendance depuis plusieurs années, de nombreux vacanciers réservent peu de temps avant leur départ en fonction des événements climatiques, des prix des carburants« . La saison 2026 s’annonce cependant comme une bonne année. Les sept millions de nuitées de 2025 seront atteintes en 2026.
« On peut voir notamment en Gironde, les incendies, il y en a eu aussi malheureusement dans l’Hérault et l’Aude dernièrement et c’est un phénomène qui s’accentue d’année en année. Ce phénomène de réservation de dernière minute qui dépend de la météo, qui dépend du contexte politique et qu’on subit nous aussi sur le territoire biterrois. Souvent les professionnels du tourisme, les campings mais surtout les hôtels doivent faire face à une demande croissante de dernière minute.
« Ce qui fait qu’aujourd’hui on a un taux d’occupation qui peut sembler en léger recul par rapport à l’année dernière mais qui n’est pas forcément le taux d’occupation qu’on observera effectivement. Il y aura sûrement une augmentation de ce taux d’occupation dans les jours et dans les semaines à venir.
« Clairement les campings ont un taux d’occupation qui est le meilleur parmi les différentes structures d’hébergement sur le territoire biterrois. Maintenant, les campings ne sont pas ceux qui bénéficient tellement de ce phénomène de réservation de dernière minute. Les réservations s’y font en amont par rapport aux hôtels et donc pas forcément beaucoup de disponibilités pour accueillir davantage de clientèle, alors que les hôtels, évidemment dans la mesure où ils sont plus sensibles à la météo, au contexte, etc… leur taux d’occupation peut varier que ce soit le week-end, la semaine et aussi en fonction des circonstances. »
Les réservations de juillet à octobre sont supérieures à celles de 2025.« On compte sur les réservations de dernière minute » conclut Jean Muller.
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