Relégué en première instance par la LNR malgré sa montée sportive en Pro D2, le Nissa Rugby joue désormais une course contre la montre. Entre appel, garanties financières à réunir et reprise des discussions avec la Ville de Nice, les prochains jours seront décisifs pour l’avenir du club azuréen.
Samedi matin, dans un communiqué, la LNR a confirmé que le conseil de discipline avait sanctionné le Nissa Rugby d’une relégation « en compétition fédérale à un niveau qui sera déterminé par la FFR », mais aussi d’un retrait de cinq points au classement la saison prochaine ainsi que d’une amende de 40 000 euros.
Il s’agit d’une décision de première instance et le club avait d’ores et déjà annoncé sa volonté de faire appel. Il dispose d’un délai de sept jours pour le faire. Le promu sportif en Pro D2 dispose donc d’un peu de temps pour régler ses problèmes et se mettre en conformité avec les attentes du gendarme financier. Et les choses semblent commencer à avancer.
Sur les 4,6 millions d’euros de garanties financières exigées, le président démissionnaire Jean-Baptiste Aldigé a indiqué, lors de son audience de vendredi devant le conseil de discipline, qu’il s’engageait à verser, par l’intermédiaire de sa société Sport Inside Europe, actionnaire majoritaire de Nissa Rugby, 2,5 millions d’euros.
Une semaine déterminante pour l’avenir du club
Pour le reste, soit la somme qui devait être apportée par la mairie avant le revirement annoncé par Éric Ciotti, il semble que la nomination de l’ancien président de l’OGC Nice, Jean-Pierre Rivère, comme intermédiaire entre le Nissa Rugby et la collectivité, ait permis, dans un premier temps, une reprise du dialogue et, d’autre part, que les deux parties commencent à trouver un terrain d’entente.
Rien n’est encore acté, mais il semblerait que la Ville de Nice soit prête à valider la construction, d’ici septembre 2027, d’une tribune pérenne permettant d’accueillir au moins 1 400 personnes, avec des espaces d’hospitalité. De leur côté, le président Aldigé et ses partenaires seraient disposés à consentir un nouvel effort financier.
Reste à savoir si cela sera suffisant pour combler le déficit de 2,1 millions d’euros. Une chose est certaine : cette semaine s’annonce déterminante pour l’avenir du Nissa Rugby.
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