Le manque d’eau et les températures élevées perturbent le cycle de la végétation en cet été 2026. L’agroclimatologue Serge Zaka fait le point ce lundi matin sur les risques de dépérissement des arbres et l’évolution nécessaire des plantations face au changement climatique sur ICI Hérault.
Vous l’avez certainement constaté dans votre jardin ou dans les parcs, les vergers autour de chez vous cet até, beaucoup de feuilles sur les arbres sont brûlées. C’est lié à deux phénomènes : le stress hydrique et le stress thermique autrement dit la canicule couplée au manque d’eau comme l’explique ce lundi sur ICI Hérault l’agroclimatologue Serge Zaka. « Pour les arbres qui ne sont pas arrosés, on peut avoir une chute physiologique, là c’est-à-dire que les feuilles vont chuter parce qu’il y a beaucoup trop de feuilles sur l’arbre par rapport à l’eau disponible, et donc l’arbre va se débarrasser de certaines feuilles pour garder une certaine quantité de feuilles qu’il pourra irriguer lui-même. » Un phénomène qui est « de plus en plus fréquent, et ce n’est pas normal. » ajoute Serge Zaka.
La répétition de ces épisodes de chaleur et de sécheresse intense ces dernières années perturbe le cycle biologique des végétaux. « Les saisons ne sont pas les mêmes que ce qu’on avait avant, on n’atteignait pas ces températures aussi longtemps en été, les sécheresses n’étaient pas aussi prolongées et donc la réaction végétale est très brutale. » constate l’agroclimatologue héraultais. « Si vous avez des pommiers dans le potager, des poiriers qui perdent leurs feuilles tous les étés, ça veut dire que dans 5-10 ans, cet arbre va forcément mourir d’épuisement » averti Serge Zaka qui plaide pour une adaptation des espèces. « Ce que j’ai fait chez moi, c’est que j’ai planté des kakis, par exemple, des clémentines, des orangers, des citronniers. Eux ne perdent pas leurs feuilles justement en ce moment, parce qu’ils sont plus résistants aux sécheresses, et surtout plus résistants aux fortes chaleurs ».
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