Ce matin, sur les allées Paul-Riquet, a eu lieu le traditionnel défilé du 14 Juillet, en présence des associations et des forces de l’ordre. Discours de Robert Ménard, maire de Béziers. Mes chers amis, Aujourd’hui, sur ces Allées Paul Riquet qui portent l’âme de Béziers, nous célébrons non seulement notre fête nationale mais une valeur, une vertu, le courage. Le vrai. Pas le courage de pacotille, pas celui qui se pavane, qui bombe le torse. Mais le courage de ceux qui ne se ménagent pas, qui tiennent bon quand tout vacille. Il y a quelques jours à peine, au début du mois de juillet, je me suis rendu en Ukraine. J’ai vu des villes marquées par les bombes, des routes défoncées par les chars, des hommes et des femmes qui, depuis plus de quatre ans, refusent de plier. J’ai serré des mains calleuses, regardé des yeux qui ont tout vu. Et j’ai compris, une fois de plus, que la liberté n’est jamais gratuite. Elle se paie en bravoure, en volonté, en refus de céder. Ces Ukrainiens nous rappellent ce que nous, Français, avons été aux plus belles heures de notre histoire : un peuple qui ne baisse pas les bras. Un peuple qui, un 14 juillet à la Bastille, a pris son destin en main. Un peuple qui, face à l’adversité, se souvient qu’il est une nation. Pas une idée vague, pas un marché économique, pas un musée pour le monde entier. Mais une nation, charnelle, avec ses frontières, sa langue, son histoire… et ses morts. Soldats de notre armée, gendarmes, policiers, nationaux et municipaux, gardiens de prison, pompiers, vous qui défilez aujourd’hui, vous êtes l’incarnation de ce courage. Vous veillez quand d’autres dorment, vous risquez votre vie pour que la nôtre reste digne. Vous n’êtes pas des « agents » ou des « travailleurs sociaux ». Vous êtes les remparts de la France. Et la France vous doit tout. Mais le courage, ce n’est pas seulement affronter l’ennemi au loin. C’est aussi, ici, chez nous, dire la vérité sur ce qui nous menace : les dealers dans nos cités, les voyous qui tendent des guet-apens à leurs victimes pour les battre à mort, le communautarisme qui fracture nos quartiers, l’islamisme qui ronge nos écoles et nos rues, la lâcheté de nos élites qui préfèrent le confort du discours au devoir de protéger. Le courage, c’est regarder la réalité en face et agir. À l’heure où l’Europe vacille, nous devons nous souvenir que cette Europe, notre Europe, ne se sauvera pas sans la France, et que la France ne se sauvera pas sans retrouver son âme. Nous ne voulons pas d’une Europe diluée, bureaucratique, sans frontières et sans identité. Mais nous avons besoin d’une Europe forte, fière, solidaire quand il le faut, et surtout, libre de ses choix. Jeunes Biterrois, jeunes Français, n’écoutez pas ceux qui vous parlent de déclin ou de repentance. Ne cédez pas aux sirènes du défaitisme, du chacun pour soi, de la lâcheté. Votre pays, notre pays est grand. Il a vaincu les invasions, illuminé le monde, enterré des tyrans. Il vous attend. Servez-le. Donnez de vous-mêmes. Le devoir n’est pas une contrainte, il est une fierté, il est la liberté. Vive l’armée française ! Vive la République ! Et par-dessus tout : Vive la France !
GS
https://www.lepetitjournal.net/34-herault/2026/07/15/celebration-du-courage-et-de-la-nation/
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