L’association ASBH, pilier du rugby biterrois depuis 1911, fédère plus de 700 licenciés et neuf salariés. Entre montée en Élite des Espoirs et nouveau projet 2026-2030, elle veut relancer la formation.
Quand est née l’association ASBH ?
C’est une vieille dame qui a vu le jour en 1911. C’est une association loi 1901, donc à but non lucratif. Elle dispose d’un conseil d’administration, d’un comité directeur et d’un comité exécutif. Nous comptons un peu plus de 700 adhérents, ce qui fait de l’ASBH la première association de la ville en termes de licenciés. Nous avons neuf salariés.
Il y a quelques mois, il y avait eu une polémique quant à l’appartenance du nom « ASBH ». À qui appartient-il au juste ?
Comme c’est le cas de tous les clubs, le nom, le logo, la marque, les couleurs et le numéro d’affiliation à la FFR appartiennent à l’association. Des conventions de dix à quinze ans lient les structures professionnelles aux associations amateurs.
Comment est-elle structurée ?
Il y a une école de rugby qui démarre avec les bébés rugby dès 3 ans jusqu’aux jeunes de 14 ans pour les garçons et de 15 ans pour les filles. Il y a ensuite un pôle jeunes avec les cadets Gaudermen, les Alamercery, deux équipes cadettes, une évoluant en Accession et l’autre en Élite. Chez les juniors, il y a une équipe Crabos Élite et une Espoirs pour les 18-21 ans. Nous avons également une équipe senior féminine. En fait, l’association gère tout ce qui est rugby amateur.
Ce n’est donc pas elle qui gère le centre de formation ?
Pas du tout. Le centre de formation est rattaché juridiquement à la SASP, que ce soit au niveau de son organisation ou de son fonctionnement.
Cette saison, quels ont été les temps forts pour l’association ASBH ?
À la mi-novembre, l’organisation du match entre la Nouvelle-Zélande et l’Uruguay fait partie des temps forts de la saison. Nous n’avons eu que trois semaines pour mettre en place cette organisation qui a été une belle fête du rugby avec 16 000 personnes dans le stade Raoul-Barrière. Il y a aussi la montée en Élite de notre équipe Espoirs qui, après une première phase compliquée, a fini invaincue de la phase retour avec, entre autres, une victoire à Montpellier et à Toulon. Les minimes B ont aussi remporté le Super Challenge de France. Parmi les temps forts, nous avons enregistré les départs de Samuel Nouchi, qui était au club depuis dix ans, et de Camille Fermy, qui dirigeait le centre de loisirs depuis sa création il y a cinq ans. Ce sont deux personnes qui ont beaucoup apporté à l’association.
D’un point de vue des résultats sportifs, l’association n’a-t-elle pas un peu perdu de sa superbe, non ?
Nous fonctionnons par cycles de quatre ans. Le premier d’entre eux a été lancé de 2016 à 2020. Nous avons eu comme figure de proue la génération des joueurs nés en 2003 qui est devenue championne de France Cadets en 2018 (Gaudermen) et 2019 (Alamercery). Il y a eu un gros coup d’arrêt en 2020 avec le Covid. De 2022 à 2026, nous avons développé le centre de loisirs et notre campus. Le fait d’être focalisés sur ces deux objectifs, nous n’avons pas mis toutes nos forces vives sur le sportif et nous sommes arrivés à une sorte de plateau en termes de résultats. Nous cherchons désormais à faire progresser au sein de notre projet 2026-2030, sachant que nous parvenons quand même à conserver la majorité de nos équipes au niveau national.
Projet que vous venez de présenter au stade de Sauclières. Pourquoi le choix de ce site ?
Ce lieu a inspiré de nombreuses générations de joueurs et d’entraîneurs. Il est important de se connecter à ses racines. C’est la raison pour laquelle il était symbolique de présenter notre projet en nous reconnectant avec notre histoire et nos racines.
Quel est le projet sportif de l’association pour les quatre années à venir ?
Nous souhaitons continuer à faire venir des entraîneurs de talent pour diriger nos équipes. Jonathan Bousquet (Béziers, Oyonnax, Perpignan, Grenoble) devient manager des Espoirs alors que Yohan Domenech, champion de France avec Castres en 2018, s’occupera des trois-quarts. Christophe Moreno, qui vient d’Aubenas, gérera les avants. Kévin Gimeno et Karne Kaufana entraîneront les Crabos. Notre volonté est de placer des gens compétents afin d’investir beaucoup plus sur la formation.
Former, c’est bien mais il faut aussi garder les joueurs au club…
Les grosses écuries de Top 14 viennent recruter nos jeunes. Il y a cinq ans, les joueurs partaient à l’âge de 18 ans. Aujourd’hui, ils s’en vont à 13 ans. C’est la raison pour laquelle, dans les quatre ans à venir, nous allons insister sur le double projet, sportif mais aussi la formation scolaire et désormais universitaire. Il faut que les jeunes aient envie de rester.
Des jeunes qui pourraient à terme intégrer l’équipe pro. Quelles sont justement vos relations avec la SASP ?
Nous n’en avons malheureusement aucune.
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