Emmanuel Macron s’est entretenu mercredi 10 juin au téléphone avec les parents de Lyhanna, dont la mort, dans le Gers, a suscité une très vive émotion à travers le pays. Une information donnée par l’AFP. Le président a pointé des dysfonctionnements mais réfuté tout manque de moyens de l’institution judiciaire.
Le président de la République a joint par téléphone les parents de Lyhanna, dont la mort a suscité une très vive émotion à travers le pays, a appris ce dimanche 14 juin l’AFP d’une source proche du dossier,
Le contact s’est noué via le chef de cabinet du chef de l’Etat, Laurent Carrié, ancien préfet du Gers, où se trouve la commune de Fleurance. La fillette de onze ans, dont le corps a été découvert le 4 juin 2026, vivait dans cette commune d’un peu plus de 6.000 habitants, située au nord d’Auch.
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Après s’être entretenu avec Grégory Bobatto, le maire de cette ville, Laurent Carrié s’y est rendu « presque incognito » dimanche 7 juin pour le rencontrer, ainsi que les parents de la collégienne.
Emmanuel Macron a eu une discussion « longue, émouvante » avec les parents de la fillette, en présence de son épouse Brigitte, selon La Dépêche. Il a été convenu à cette occasion que Laurent Carrié serait présent aux obsèques qui se sont déroulées ce vendredi 12 juin 2026.
Si Emmanuel Macron « accompagne » la famille de Lyhanna « depuis les tout premiers jours de l’affaire » selon le journal, il entend le faire discrètement pour ne pas « donner l’impression d’instrumentaliser la situation ». Le chef de l’Etat s’est exprimé à plusieurs reprises depuis qu’est survenu le drame.
Alors que le meurtrier présumé de Lyhanna avait fait l’objet de plusieurs plaintes, il a pointé mercredi des « dysfonctionnements manifestes » des services publics, tout en appelant à ne pas agir avec « démagogie » ou « précipitation ». « On ne répond pas à un drame par des cris », a-t-il jugé.
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Quelques jours auparavant, il avait réfuté tout manque de moyens de l’institution judiciaire, qui a bénéficié de budgets en hausse sous ses deux quinquennats.
Une réalité qui n’a pas suffi à compenser les besoins de l’institution, selon l’avocat des parents de Lyhanna, François Roujou de Boubée. « Les moyens qu’on accorde à la justice et à leur efficacité, oui, monsieur le Président, c’est le vrai cœur du problème », avait-il déclaré mardi.
Rédigé avec AFP
