Le centre thermal de Castéra-Verduzan, situé dans le Gers, est l’un des plus petits de France. Longtemps déficitaire, il vient de se relancer avec l’obtention d’un nouvel agrément qui attire les curistes. Un redressement, dont profitent également les commerces de ce petit village d’un millier d’habitants.
Plus de 700 curistes fréquentent cette année les thermes de Castéra-Verduzan dans le Gers. Grâce à son nouvel agrément, l’établissement, qui était en difficulté peut enfin souffler à nouveau. Et avec lui, les commerces qui profitent de cet afflux de nouveaux curistes.
C’est l’heure de l’application de la boue thermale pour ce patient, un soin utilisé pour soulager les rhumatismes : « Ça va, ce n’est pas trop chaud ? », demande l’employée au patient. La rhumatologie est un des piliers de la station thermale de Castéra-Verduzan. Mais ici, les curistes sont surtout séduits par l’ambiance familiale, alors que les grandes stations accueillent jusqu’à 1 000 patients par jour. Ils ne sont jamais plus de 70 ici.
Les curistes apprécient la taille humaine de la station thermale de Castéra-Verduzan (32), ils ne sont jamais plus de 70 en même temps dans l’établissement. • © FTV
« Moi, je trouve que c’est le bon compromis« , témoigne Edwina, actuellement en cure. « Le fait que le personnel connaisse aussi les noms de famille, les prénoms au bout d’un moment, c’est ce qui fait que c’est plus chaleureux. On n’est pas un numéro ».
Pour Patricia, cette autre patiente, « tout le monde est bien, le personnel est sympathique et le petit village est agréable ».
Avec son millier d’habitants, Castéra-Verduzan abrite l’une des plus petites stations thermales de France. Une structure qui revient de loin. Elle était en grande difficulté depuis plusieurs années. Les pertes ont frôlé les 400 000 €.
Depuis le changement de gérance, la tendance s’est inversée en seulement un an et demi. Le nombre de curistes est passé de 180 à 700 par an.
À l’origine de ce renouveau, l’obtention d’un agrément spécifique en rhumatologie. Cette eau thermale est désormais reconnue pour le traitement des rhumatismes : « Aujourd’hui, grâce à cette nouvelle approche, ça nous permet d’avoir de l’espoir pour ce centre, puisque ça apporte une nouvelle patientèle qui représente 70 % des cures thermales en France », reconnaît Nicolas Touron, gérant du centre. « Pour nous, c’était essentiel de l’avoir ».
Et les curistes ne restent pas enfermés dans la station thermale. Ils font des courses, se font couper les cheveux ou encore achètent des journaux. Le regain d’activité profite dont aussi aux commerçants du village :« On en a de plus en plus depuis l’an dernier », avoue Aurore Van de Vondele, la coiffeuse. « On voit bien que les curistes sont là et ils viennent dans nos commerces ».
Malgré ce nouvel élan, l’équilibre financier reste fragile à Castéra-Verduzan. La station enregistre encore près de 40 000€ de pertes et la hausse des coûts de l’énergie inquiète. Pour assurer son avenir, le complexe thermal pourrait diversifier ses activités et développer de nouvelles offres dans les prochains mois.
Article écrit à partir d’un reportage de Rémi Carayon et Emmanuel Fillon.
