Le soleil est de retour et, avec lui, les risques liés aux UV qui restent la première cause des cancers de la peau. En France, le nombre de cancers de la peau a plus que triplé entre 1990 et 2023. Comment prévenir les risques ? Rappel des conseils à suivre
Crème solaire, chapeau, recherche de l’ombre… Les messages de prévention sont bien connus mais les bons réflexes ne sont pas toujours adoptés. À14h, l’heure la plus chaude de la journée sur la plage, certains respectent les recommandations à la lettre : « Nous avons acheté un parasol car il n’était pas question que l’on vienne passer des heures au soleil », note cette femme croisée sur une plage au sud de Montpellier par notre équipe de France 3 Occitanie. « Combinaison, casquette et on tartine », ajoute une mère de famille en parlant de sa fillette.
Selon un récent sondage, 7 Français sur 10 appliquent une crème solaire à la plage, ou à la piscine, mais seulement 1/4 d’entre eux la renouvellent toutes les deux heures : « Je mets de la crème solaire, ensuite je me baigne et je ne pense pas à en remettre », note cette autre jeune femme.
Les coups de soleil qui sont pris dans l’enfance et l’adolescence avant 15 ans, ils augmentent par 2 le risque de mélanome à l’âge adulte.
Candice Lesage, onco-dermatologue au CHU de Montpellier et Institut du Cancer de Montpellier.France 3 Occitanie
Pourtant, les expositions excessives au soleil sont responsables de plus de 80 % des cancers de la peau. Le nombre de nouveaux cas de cancers de la peau a plus que triplé entre 1980 et 2012 (INCa). La forme la plus grave, le mélanome cutané, a vu son incidence fortement augmenter depuis les années 1980. Près de 80% des mélanomes cutanés seraient dus à l’exposition solaire. Ils ont touché 15 500 personnes et ont causé 1 979 décès, en 2018. Selon le CIRC, le nombre de nouveaux cas de cancer de la peau devrait augmenter de 50% entre 2020 et 2040, indique l’Institut du cancer de Montpellier sur son site internet.
Alors pour enseigner les bons comportements dès l’enfance, l’institut organise chaque année une journée de prévention. « C’est incroyable de voir que le soleil peut brûler d’aussi loin un bout de carton », s’exclame un petit garçon. Une sensibilisation d’autant plus importante que la peau des enfants est particulièrement vulnérable. «On sait que les coups de soleil qui sont pris dans l’enfance et l’adolescence avant 15 ans, ils augmentent par deux le risque de mélanome à l’âge adulte. C’est une population que nous ciblons en priorité, ainsi que les parents et les professionnels de la petite enfance pour être vigilants sur cette période-là », explique Candice Lesage, Onco-dermatologue au CHU de Montpellier et Institut du Cancer de Montpellier. Crème solaire, ombre, chapeau, les gestes de protection sont connus de tous. Reste désormais à les transformer en réflexes du quotidien.
Écrit avec Auriane Duffaud et Yannick Le Teurnier
