L’agent de l’ONF soupçonné d’avoir provoqué le mégafeu des Corbières en août dernier serait un « gros fumeur ». Selon nos sources, il utiliserait un cendrier de fortune, mais conteste avoir jeté un mégot de cigarette par la fenêtre du véhicule. Les enquêteurs disposeraient toutefois de plusieurs éléments techniques susceptibles de l’incriminer.
Le 5 août 2025, vers 16 h, un véhicule de l’ONF (Office national des forêts) est en patrouille dans le secteur de Ribaute dans l’Aude. À son bord, deux agents de l’ONF. Vers 16 h 40, soit environ 30 minutes après le début de l’incendie, un photographe prend en photo les deux agents. Le feu déjà naissant, les flammes grandissantes et la fumée sont visibles à des kilomètres à la ronde. Les prémices de l’ogre des Corbières et deux hommes, essayant « d’éteindre les flammes » selon le photographe. Mais alors, d’où est parti l’incendie ? Dix mois plus tard, l’enquête a avancé et un homme est suspecté d’être l’auteur présumé du départ de feu.
Selon nos sources, l’homme mis en examen le jeudi 4 juin dernier serait décrit comme « un gros fumeur ». L’agent de l’ONF, conducteur de la voiture aperçue sur place le 5 août 2025, utilisait un cendrier de fortune afin de déposer les mégots de ses cigarettes. Une information importante selon les enquêteurs.
En effet, comme les équipes de France 3 Occitanie vous l’annonçaient d’ores et déjà le 3 juin dernier après avoir recueilli et entendu de nombreux témoignages, le lieu identifié initialement comme étant celui du départ de feu ne serait pas le bon. Selon nos sources, l’incendie se serait déclaré à quelques centaines de mètres en amont de la route au bord de la départementale. Les enquêteurs cherchent alors à établir si un possible jet de mégot de cigarette pourrait être à l’origine du départ de feu.
Depuis le début des interrogatoires, l’homme se défend d’avoir jeté un mégot de cigarette ce jour-là. L’autre agent de l’ONF présent sur les lieux et avec lui dans la voiture affirme ne pas se souvenir si son collègue « a fait une pause pour fumer dans ce secteur ». Le troisième homme gardé à vue, n’était quant à lui pas présent sur les lieux de l’incendie en août 2025, mais serait le responsable des deux hommes au sein de l’Office national des forêts.
Cependant, selon nos sources, les enquêteurs disposent manifestement d’éléments techniques à charge contre l’auteur présumé. Des expertises sont toujours en cours afin de déterminer précisément le lieu du départ de feu.
