Un homme âgé d’une vingtaine d’années a été percuté dans la nuit du dimanche 31 mai au lundi 1er juin 2026 par un train Intercités à Vergèze, dans le Gard. Il est décédé sur le coup. Ce serait le 5e suicide sur la ligne Béziers-Montpellier-Nîmes depuis le début de l’année.
Les sapeurs-pompiers du Gard sont intervenus dimanche 31 mai 2026, vers 22h30, pour un « accident de personne » comme dit pudiquement la SNCF pour annoncer un probable suicide.
Le drame s’est produit à une centaine de mètres d’un passage à niveau de Vergèze, près de Nîmes. La victime est un jeune homme d’une vingtaine d’années. Il est mort sur le coup.
Après le choc, le train s’est immobilisé sur la voie. Dès lors, un important dispositif d’intervention a été engagé, comprenant, outre le détachement des secours des pompiers, le chef d’incident local de la SNCF, la gendarmerie nationale et des hommes de l’identité judiciaire.
Les 280 voyageurs de ce train, reliant Cerbère à Paris, via Montpellier et Nîmes, sont restés à l’intérieur des wagons le temps de l’intervention. Soit 3h30.
La circulation ferroviaire sur les deux voies de cette ligne classique a été totalement interrompue entre 22h30 et 2h15 du matin, occasionnant d’importants retards sur plusieurs TER, Intercités et TGV.
Une enquête est ouverte pour déterminer les causes et circonstances du drame.
Il y a en moyenne depuis 2006, 300 suicides par an, sur le réseau ferré en France. Année record, 2012, avec 356 suicides comptabilisés, année avec le chiffre le plus faible, 2020 (NDLR : Covid), 200 suicides.
Sont considérés comme suicide, les décès volontaires. Auxquels il faut ajouter les accidents mortels par « intrusion sur les emprises ferroviaires », où la présence de personnes extérieures à la SNCF ou ses sous-traitants est interdite. Le nombre de tués par intrusion est environ de 40 par an.
L’Allemagne où le trafic ferroviaire est plus de deux fois plus important qu’en France, enregistre 810 suicides par an. Le Royaume-Uni 250, la Tchéquie et les Pays-Bas, 200, l’Italie 160, comme l’Estonie et la Suisse. (NDLR : ces chiffres sont arrêtés en 2018.)
Et les décès accidentels aux passages à niveau, en moyenne 25 à 30 par an. Avec le triste record de 2017 (42), année de l’accident de Millas, où 6 collégiens ont péri le 14 décembre, dans une collision entre un car scolaire et un TER assurant la liaison entre Villefranche-de-Conflent et Perpignan et 17 autres ont été blessés, dont huit très gravement.
