Avant l’annonce de la liste des Bleus pour l’été, Fabien Galthié et son staff ont passé trois jours à Montpellier pour « s’entraîner à entraîner » et préparer la tournée dans l’hémisphère Sud.
Avant même de choisir ses joueurs, le XV de France remet déjà sa mécanique en route. Depuis lundi soir, les trente membres du staff tricolore ont posé leurs valises à Montpellier pour ce que Fabien Galthié appelle, avec son jargon désormais bien installé, un stage pour « s’entraîner à entraîner ». Une répétition générale avant les rendez-vous internationaux de juin et juillet. Pendant trois jours, le staff des Bleus a donc vécu au rythme du club héraultais, entre observation, échanges techniques et mises en situation grandeur nature. Mardi matin, Fabien Galthié et ses adjoints ont assisté à l’entraînement des pros montpelliérains, récents vainqueurs de la Challenge Cup à Bilbao. L’après-midi, changement de décor : les entraîneurs des Bleus ont dirigé une séance avec les Espoirs du club. L’idée n’était évidemment pas de révolutionner le rugby français en quatre-vingt minutes mais de retrouver des automatismes, tester des consignes, travailler les timings, la communication, les placements du staff autour du terrain. Bref, remettre la machine internationale en route.
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Un match face à l’Angleterre le 19 juin à Vannes
Le moment le plus intéressant du séminaire est peut-être arrivé mercredi matin. Comme cela se fait régulièrement lors de ces immersions, le staff du MHR a rejoint celui des Bleus à l’hôtel. Les techniciens tricolores, qui avaient préalablement étudié le jeu montpelliérain, ont alors présenté aux coachs héraultais la manière dont le XV de France chercherait à affronter Montpellier si les deux équipes devaient se rencontrer ce week-end. Analyse des points faibles, zones de pression, secteur du jeu au pied, organisation défensive : une sorte de laboratoire tactique à huis clos, où chacun accepte de dévoiler un peu de ses méthodes. Dans la foulée, le staff tricolore a basculé sur le concret : organisation logistique du voyage estival, réflexion autour du plan de jeu et premiers échanges sur les profils susceptibles d’être appelés pour France A, qui défiera l’Angleterre à Vannes le 19 juin, puis pour la tournée dans l’hémisphère Sud.
Pas de quota de finalistes
Car derrière ce stage montpelliérain se profile un été différent des précédents. Le groupe France s’envolera le 23 juin depuis l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle pour disputer le premier Championnat des Nations, avec des tests face à la Nouvelle-Zélande, l’Australie puis le Japon. Et cette fois, le contexte change un peu. Longtemps considérées comme des parenthèses expérimentales et une série de matchs amicaux, les tournées estivales prennent désormais une autre dimension avec cette nouvelle compétition internationale.
L’été dernier, les Bleus étaient partis en Nouvelle-Zélande avec un groupe très rajeuni et avaient subi trois défaites face aux All Blacks. Cette fois, aucun quota ne limite réellement le nombre de finalistes du Top 14 susceptibles de rejoindre la tournée après la finale du 27 juin. Fabien Galthié pourra donc, s’il le souhaite, intégrer davantage de cadres pour préparer les matches contre l’Australie et le Japon. Mais sur ce point, rien n’est encore totalement arrêté. Le sélectionneur et son staff avancent prudemment, au cas par cas, en fonction de la charge de travail accumulée par les joueurs et de leur état de fraîcheur.
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