Malgré la chaleur ce dimanche, les supporters de l’Union Bordeaux-Bègles étaient là, dès 15 heures, place de la comédie pour venir acclamer les héros de retour de Bilbao. Une deuxième étoile fêtée comme il se doit, avec la même folie que la saison dernière.
Cameron Woki est apparu en premier au balcon du Grand Théâtre, place de la Comédie, frappant ainsi les trois coups des festivités à sa manière. Il voulait certainement prendre la température de ce qui attendait les héros de San Mamés, lui qui n’était pas présent la saison dernière. Il a ensuite été suivi par toute la troupe pour le premier acte des festivités bordelaises.
La veille, l’Union Bordeaux-Bègles avait décidé de rester dans le stade de San Mamés, pour célébrer cette deuxième étoile. Porte 22, un salon avait été réservé pour commencer à savourer avec la famille et les amis. « Big Ben » Tameifuna, comme la saison dernière, avait été le premier animateur du groupe dès le retour aux vestiaires, assurant le spectacle d’après-match. Comme la saison dernière, encore, Yannick Bru, Maxime Lucu et Jefferson Poirot se faisaient arroser de bière pendant leur conférence de presse mais comme un manager averti en vaut deux, l’ancien talonneur se glissait à temps sous la table pour éviter de finir complètement trempé, créant ainsi un moment de panique chez l’attachée de presse de l’EPCR, craignant d’avoir perdu le patron de l’UBB dans la bataille. Matthieu Jalibert avait encore une fois enfilé la tête de la mascotte, Adam Coleman, comme Big Ben, avaient décidé de poursuivre la fête avec leur maillot de match toujours sur le dos. Les doubles champions d’Europe n’ont pas voulu quitter le lieu du crime, restant ensemble jusqu’à minuit. La suite du programme était libre, pensant qu’ainsi, tout le monde se disperserait dans la nuit basque. Mais comme l’Union porte bien son nom, c’est finalement un groupe de cinquante personnes, coupe sous le bras, qui s’est lancé dans la recherche d’un nouveau lieu pour continuer à profiter ensemble.
Pas si simple de trouver un établissement capable d’accueillir un groupe de cinquante colosses débarquant à l’improviste. Finalement, le président Laurent Marti invitait tout le monde au Budha, une boîte de nuit située juste en face de San Mamés. Un petit peu d’improvisation avant un programme chargé en festivités pour le retour à Bordeaux.
La danse de « LBB », l’émotion de Lucu
Après avoir chauffé une foule déjà bouillante depuis le balcon du Grand Théâtre, les joueurs prirent place dans un bus à impériale, avec cette inscription « Back to Back Champions ». Le trophée 2025 était d’ailleurs ressorti pour l’occasion, pour un double plaisir tout au long de la parade avec un départ difficile, en raison de la foule présente cours de l’Intendance. Le trajet jusqu’à l’hôtel de ville durait finalement une heure avant de voir le bus s’arrêter place Jean-Moulin. Les Bordelais pouvaient pénétrer dans la cour de l’Hôtel de Ville, en sprint pour Damian Penaud qui faisait admirer sa pointe de vitesse malgré une courte nuit pour aller saluer le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave.
Pendant ce temps-là, de nombreux supporters avaient déjà pris le chemin du Stade Chaban-Delmas pour le grand spectacle de la fin de journée, avec une jauge prévue de 32 000 personnes.
Ambiance de match au rendez-vous, avec un spectacle pyrotechnique pour accueillir tous les joueurs de l’effectif dans une ambiance indescriptible, avec quelques entrées « sur scène » qui vont devenir légendaires à l’image de la danse de la vague réalisée par un Louis Bielle-Biarrey en grande forme, celle de Cameron Woki digne d’un vainqueur de Grand Prix. De la fumée, des étincelles, des flammes et un public incandescent tout au long de la présentation des champions, avec Maxime Lucu en capitaine de soirée : « On a vécu des moments incroyables l’an dernier, et cette année, nous avons vécu des moments plus compliqués. Mais nous avons gagné cette deuxième étoile tous ensemble, avec vous. Notre arrivée au stade hier était tout simplement incroyable grâce à vous. »
La température continuait de monter avec l’arrivée des deux trophées, symbolisant un incroyable doublé, au son de We are the champions de Queen, avec un feu d’artifice se terminant en Bleu, Blanc, Rouge et plongeant Chaban dans un épais brouillard. « Venir à Chaban sans jouer u
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n match, c’est un bonheur incroyable de pouvoir vivre ça », s’émerveillait le manager de Yannick Bru alors que les tribunes s’étaient transformées en une gigantesque piste de danse. Pour un tour d’honneur partant dans tous les sens, à l’image du jeu de l’UBB.
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