Le président de la République se rend lundi 27 avril et mardi 28 avril 2027 en Andorre en sa qualité de co-prince de la principauté. Il passera d’abord par l’Ariège avant de rejoindre le petit État pyrénéen, où il abordera notamment l’interdiction de l’avortement, toujours en vigueur dans ce pays.
Emmanuel Macron se rend en Andorre lundi 27 avril et mardi 28 avril, en tant que co-prince de la principauté, une fonction historique qui fait du président français l’un des deux chefs d’État de ce petit territoire enclavé dans les Pyrénées. Avant de franchir la frontière, il fera étape en Ariège dès lundi, dans ce département d’Occitanie qui constitue la porte d’entrée naturelle vers la principauté pour des milliers de frontaliers et de touristes chaque année.
Au cœur de ce déplacement figure la question sensible de l’avortement. L’Andorre est, avec le Vatican, le seul État européen à interdire totalement l’interruption volontaire de grossesse, y compris en cas de viol, d’inceste, de danger pour la vie de la mère ou de maladie grave du fœtus.
Emmanuel Macron, qui avait déjà soulevé ce point lors de sa première visite officielle en 2019, devrait l’évoquer à nouveau dans un discours place du Peuple à Andorre-la-Vieille, ainsi que lors de ses entretiens bilatéraux avec Mgr Josep-Lluis Serrano Pentinat, évêque d’Urgell et second co-prince, et Xavier Espot Zamora, chef du gouvernement andorran. L’Élysée indique que le président agira avec « le respect des consciences » et « s’en remettra à la sagesse du débat démocratique« .
Le chef du gouvernement andorran s’était montré prudemment optimiste fin mars, estimant qu’une dépénalisation, et non une légalisation, de l’avortement pourrait être possible avant la fin de la législature, en mars-avril 2027. Une question qu’il juge « très délicate », car liée à un dogme de l’Église catholique.
Emmanuel Macron entend également « encourager clairement » l’Andorre à avancer vers la ratification de son accord d’association avec l’Union européenne. Enclavée entre la France et l’Espagne, la principauté entretient des liens économiques étroits avec ses deux voisins, mais reste en dehors du marché unique.
Le déplacement sera aussi l’occasion de signer une convention entre EDF et les Forces Électriques d’Andorre (FEDA), en vue d’investissements dans une centrale hydroélectrique andorrane. Le président visitera une école publique locale ainsi que le lycée français Comte de Foix, faisant une place importante à la jeunesse dans son agenda. Il rencontrera enfin le président de l’assemblée andorrane et procédera à l’accréditation d’une quinzaine d’ambassadeurs, concluant ce que l’Élysée décrit comme une visite « très symbolique ».
