Top 14 – « Ça a dégainé fort » : comment les cartons jaunes ont animé le derby entre Castres et Toulouse

Ce samedi soir, le derby entre Castres et Toulouse a été animé par les cartons jaunes sortis de la poche de Jéremy Rozier, l’arbitre central. Les deux équipes se sont montrées très indisciplinées par moments. La dernière « biscotte » écopée par Santiago Arata fait parler.

Dès le premier plaquage, on a rapidement compris que les amoureux de la discipline n’allaient pas passer la plus belle soirée de leur vie devant ce derby. Coupable d’une action illégale sur Santiago Chocobares, le centre castrais Vilimoni Botitu a écopé du premier carton jaune de la soirée. Le premier d’une longue série. Comme d’habitude, ce duel entre Castrais et Toulousains était électrique. Les cartons jaunes sortis par Jérémy Rozier ont rajouté un petit peu de piment. À ce jeu-là, ce sont les Tarnais qui l’ont emporté. Trois contre deux. Pas la victoire la plus prestigieuse, il est vrai. « Notre indiscipline nous a coûté cher sur la fin de match, regrettait Enzo Hervé après la partie. L’énergie que tu mets pour résister à quatorze, tu le payes un peu plus tard, c’est normal. Toulouse a réussi à passer la seconde vers la fin, pas nous. »

Même constat pour le manager bleu et blanc, Xavier Sadourny : « Cela fait quelques temps qu’on fait trop de fautes. C’est indéniable. Ça nous a coûté le match à Northampton, le match contre La Rochelle et même le match à Bordeaux il y a quelques semaines. Que ce soit à la maison ou à l’extérieur, c’est un vrai problème. » Au total, les locaux ont encaissé 28 points en infériorité numérique ce samedi soir. Une statistique bien trop impressionnante pour espérer battre le Stade toulousain. Au contraire, Baptiste Delaporte et les siens ont inscrit 12 unités à quinze contre quatorze. Car oui, les Rouge et Noir se sont aussi montrés généreux au niveau des fautes commises. Efrain Elias et Cyril Baille sont allés se reposer pendant dix minutes sur le bord du terrain.

Des temps faibles payés cash

Xavier Sadourny et Clément Poitrenaud sont d’accord sur un point. La possession est primordiale dans ce genre de rencontres. Pour mettre son jeu en place, mais surtout pour pousser l’adversaire à la faute. « C’est simple, lance Sadourny. Quand on n’avait pas le ballon, c’est nous qui étions pénalisés et à l’inverse, on a vu les Toulousains sanctionnés lorsque l’on a réussi à les mettre sur le reculoir. Aujourd’hui, l’arbitrage est comme ça. La discipline est souvent une conséquence de ta faculté à garder le ballon. Même s’il y a des fautes qu’on aurait facilement pu éviter… »

Même son de cloche chez les champions de France en titre avec ces propos de Poitrenaud : « Monsieur Rozier a sorti cinq cartons, ça a dégainé fort. On le sait, à partir du moment où tu n’as pas le ballon, où tu es acculé dans ton camp, tu as forcément plus tendance à te mettre à la faute. Les arbitres arbitrent souvent cette forme d’énergie d’une équipe sur l’autre. C’est exactement ce qu’il s’est passé en fin de première période. »

Un dernier carton qui fait parler

C’était l’heure de jeu sur la pelouse de Pierre-Fabre quand Santiago Chocobares s’est retrouvé les quatre fers en l’air. Plaqué par Santiago Arata, l’Argentin a basculé, avant de retomber sur la tête. L’image était impressionnante, et elle fait parler. Certains estiment que le centre toulousain a sauté avant le contact, d’autres que le demi de mêlée uruguayen a plaqué illégalement, ce qui a créé cette situation. « J’ai l’impression que l’arbitre veut siffler contre Toulouse à la base, avance Sadourny. C’est l’arbitre vidéo qui lui dit de revenir sur sa décision. Quand il regarde les images, sa première analyse, c’est qu’il y a pénalité pour nous. Après, je vous laisse interpréter cette situation comme vous voulez. »

Heureusement pas blessé sur le coup, Chocobares a expliqué que « tout est allé très vite. » Le Puma a ensuite poursuivi : « J’en ai parlé avec Arata, car je le connais. C’est une action de jeu, qui s’est passée très rapidement. » Quoi qu’il en soit, les discussions autour de cette décision vont être animées en début de semaine sur les bords de l’Agout.

PLUS INFO  Nantes 1986, le récit d'une sauvagerie - Episode 4 : l’Austerlitz du caporal Fouroux

https://www.rugbyrama.fr/2026/04/19/top-14-ca-a-degaine-fort-comment-les-cartons-jaunes-ont-anime-le-derby-entre-castres-et-toulouse-13333532.php

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