Trois jours après l’altercation qui a opposé un professeur du lycée Jules Guesde de Montpellier et deux élèves, les cours ont repris normalement ce lundi après-midi. Le directeur académique des services de l’Éducation nationale de l’Hérault y a aussi passé plusieurs heures pour apaiser la climat.
Depuis vendredi après-midi, dans et à l’extérieur du lycée Jules-Guesde de Montpellier, on ne parle plus que de cela. Vers 15h vendredi dernier, un professeur de l’établissement a été filmé par des élèves en train de donner une gifle à l’un des lycéens. Une vidéo qui a tourné en boucle sur les réseaux sociaux et a aussi été reprise et diffusée par plusieurs chaînes de télévision nationales.
Cet enseignant avait demandé à deux élèves de retirer leurs écouteurs et de décliner leurs identités respectives. Devant leur refus, il a alors voulu les prendre en photo. Le ton est monté, les deux élèves ont tenté de lui arracher son téléphone et lui ont porté un coup qui l’a fait chuter à terre. Une scène filmée par les téléphones portables d’autres élèves qui se trouvaient à proximité.
L’académie de Montpellier a ouvert une enquête pour connaître les raisons et circonstances exactes de cette altercation. Ses conclusions sont attendues pour la fin de la semaine.
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Deux réunion, une enquête et un conseil de discipline
Aymeric Meisse, le DASEN (directeur académique des services de l’Éducation nationale) de l’Hérault a présidé lundi matin dans le lycée deux réunions : conseil d’administration et surtout conseil de la vie lycéenne, avec des représentants des enseignants, mais aussi des élèves.
Des inspecteurs de l’Éducation nationale, spécialement chargés d’instruire ce type de dossier, vont de leur côté entendre cette semaine toutes les parties concernées et rendront leurs conclusions définitives.
Un conseil de discipline se réunira, sans doute après les vacances scolaires et prononcera les sanctions appropriées à la rentrée, soit début mai.
Un climat apaisé au lycée
Lundi midi, avant que les cours ne reprennent normalement, le climat semblait apaisé à l’intérieur comme à l’extérieur du lycée Jules-Guesde. La majorité des élèves condamnent tous les actes de violence, quels qu’ils soient. Quasiment tous reconnaissent aussi que le climat de l’établissement n’est pas propice à de tels incidents. Et beaucoup se déclarent choqués par certaines réactions lues sur les réseaux sociaux ou l’interprétation que certains médias ont pu faire des faits.
Dans un communiqué, le syndicat SNES apporte son soutien plein et entier à l’enseignant impliqué.
La FCPE, fédération de parents d’élèves, se dit elle confiante sur la capacité du rectorat à mener « une enquête impartiale, rapide et dans une sérénité préservée ».
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