Avant le quart de finale retour des play-offs de Ligue AF contre Levallois-Paris, ce vendredi 10 avril (20 h), le président des Béziers Angels, Michel Lalauze, fait le point sur la saison de ses filles. Défaites 3 à 1 au match aller, l’exploit est obligatoire, avant un prochain exercice qui pourrait être chamboulé en termes d’effectif.
À la tête du Béziers Volley depuis le 10 décembre dernier, Michel Lalauze aborde un rendez-vous important de la saison avec lucidité. Ce samedi, les Biterroises se déplacent à Levallois-Paris, pour le quart de finale retour des play-offs de Ligue A féminine. Battues à l’aller par les championnes en titre, les Angels devront réaliser un double exploit pour poursuivre l’aventure.
Ancien secrétaire général durant du club « sept ans et demi », le nouveau président connaît parfaitement les rouages du BV. « L’avantage que j’ai eu, c’est que je connaissais bien le fonctionnement. Je suis rentré en fonction assez facilement », confie-t-il.
Un passage de relais en douceur, facilité par un environnement qu’il décrit comme « bienveillant » et structuré. Sur le plan personnel, l’ancien instituteur et directeur d’école relativise la pression liée à sa fonction : « La charge de travail n’est pas forcément plus importante qu’avant. Par contre, on est plus sollicité et on rencontre plus de monde ». Habitué à gérer des situations humaines complexes dans l’Éducation nationale, il assure ne pas ressentir de stress particulier : « Ce que j’ai connu avant était parfois plus difficile humainement ».
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« Tant que le dernier point n’est pas marqué, il y a de l’espoir… »
Sportivement, le constat est mesuré mais positif. « On a fait une saison correcte, même bonne avec l’effectif que l’on a », estime-t-il, rappelant le parcours : sixième de la saison régulière, quart de finaliste des play-offs et demi-finaliste de Coupe de France. « On est tombé sur des équipes plus complètes que nous », reconnaît-il.
Face à Paris, le défi s’annonce immense. « Tant que le dernier point n’est pas marqué, il y a de l’espoir. Mais objectivement, ça sera très, très dur. Ce n’est pas un exploit qu’il faut, c’est deux. » Une lucidité renforcée par l’écart de moyens : « Notre budget est d’environ 1,4 million d’euros, Paris est autour du double ».
Le budget pour la saison prochaine déjà en préparation
En coulisses, l’avenir se prépare déjà. « L’objectif serait de passer à 1,6 million », tout en visant un retour dans le top 5 et une qualification européenne. Côté effectif, seule la capitaine Nada Méawad est actuellement sous contrat pour la saison prochaine. « On devrait y voir plus clair d’ici trois semaines à un mois », annonce-t-il.
Fidèle à sa philosophie, Michel Lalauze insiste sur l’importance du travail en équipe : « On est plus forts à plusieurs autour d’une table que seuls ». Une ligne directrice qu’il espère voir porter ses fruits… Dès ce week-end à Paris, même face à une montagne.
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