Dans cette pièce chorégraphique créée en 2018, Fouad Boussouf exalte l’élan collectif, la force du groupe, sans jamais effacer les singularités. À découvrir ce samedi 11 avril, à 20 h 30, à la Scène de Bayssan, à Béziers.
Il y a des spectacles qui battent comme un cœur. Näss, de Fouad Boussouf, est de ceux-là. Ce samedi 11 avril, à 20 h 30, à Bayssan à Béziers, la scène se fera terrain de souffle, de frappe et d’élan collectif.
Sur le plateau, sept hommes. Sept présences tendues vers un même mouvement, une même pulsation. Le corps y devient langage premier, brut, traversé d’influences multiples : hip-hop, danses traditionnelles marocaines, gestes hérités et réinventés. Chez Fouad Boussouf, la danse n’est jamais décorative ; elle est nécessité, presque urgence. Organique.
À la fois tribal et tellement humain
Näss, qui signifie “les gens” en arabe, explore la force du groupe, ses élans comme ses tensions. Les danseurs se cherchent, se défient, s’accordent. Ils frappent le sol, se relèvent, avancent ensemble, comme portés par une énergie commune qui déborde. Il y a là quelque chose de tribal, de profondément humain, qui parle sans détour.
La musique, percussive et enveloppante, accompagne cette traversée physique. Elle martèle, soutient, élève. Et peu à peu, le spectateur se laisse happer, pris dans cette mécanique du vivant où chaque geste compte. « La danse passe de la transe à l’extase […]. Une écriture inspirée et brûlante », s’enthousiasme Le Monde.
Avec cette chorégraphie, « qui puise dans les rythmes gnawas et les luttes populaires des années 1970 », révèle la production, Fouad Boussouf signe une pièce intense, charnelle, et profondément humaine qui interroge notre besoin d’être ensemble. Une expérience à ressentir autant qu’à regarder.
.
