DROGUE. Le conducteur affirmait transporter des vêtements de faible valeur… mais le chien policier a flairé l’arnaque, saisie et amende records

Un conducteur roumain a été condamné à quatre ans de prison après la découverte de près de 866 kilos de résine de cannabis dissimulés dans des cartons de vêtements. Contrôlé par les douanes, sur l’A9, il transportait une cargaison qui semblait pourtant anodine…

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Un ressortissant roumain a été condamné à quatre ans d’emprisonnement avec maintien en détention, assortis d’une interdiction définitive du territoire français. Le tribunal judiciaire de Perpignan lui a également infligé une amende douanière de 1 731 800 euros pour transport de stupéfiants, ainsi qu’une amende de 1 140 euros pour blanchiment douanier.

Les faits remontent au 18 mars dernier. Ce soir-là, les agents des douanes de Port-Vendres mènent un contrôle sur l’autoroute A9, en direction de l’Espagne. Ils interceptent un utilitaire léger bâché, un Renault Master immatriculé en Roumanie.

Au volant, un ressortissant roumain qui affirme effectuer un trajet entre Barcelone et Cagnes-sur-Mer, avec un chargement de cartons de vêtements. Mais le contrôle bascule rapidement. « Le chien de service spécialisé dans la détection de stupéfiants a marqué de manière active le chargement », précisent les douanes.

C’est le flair du chien policier qui a permis de mettre au jour la drogue cachée dans les cartons de vêtements. • © Direction Régionale des Douanes de Perpignan

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À l’intérieur, les agents découvrent six palettes de cartons filmés portant l’inscription « PRIMARK ». Les premiers colis ouverts contiennent bien des vêtements de faible valeur. Une façade.

La fouille complète met au jour la marchandise dissimulée. « La fouille approfondie de l’ensemble des cartons a conduit à la découverte d’une importante quantité de résine de cannabis », indiquent les services douaniers. Au total, « 865,9 kilogrammes de résine de cannabis ont été saisis ».

Le conducteur est immédiatement placé en retenue douanière, avant d’être remis à l’Office antistupéfiants sur instruction du parquet de Perpignan. Jugé en comparution immédiate, il a été reconnu coupable de l’ensemble des faits.

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