Dans son interview exclusive qu’il nous a accordée, Fabien Galthié a évoqué de nombreuses thématiques. Il est revenu sur ce choix de faire défendre Matthieu Jalibert en position de second centre.
Si la France s’est imposée dans ce Tournoi des 6 Nations, Matthieu Jalibert, titulaire lors de quatre rencontres à la mène, n’y est pas pour rien. « Il a vraiment fait un gros Tournoi », lâchait le sélectionneur Fabien Galthié lors d’une interview exclusive dans nos colonnes. Si le talent offensif du Bordelais n’est plus à prouver, il lui a souvent été reproché des faiblesses sur le secteur défensif. En ce sens, le staff des Bleus a décidé de le faire défendre en position de second centre cet hiver.
« Il défend en position 3, oui. C’est une position sur laquelle les adversaires arrivent avec moins de frontalité et davantage de vitesse », expliquait le technicien. Si les Anglais ont pu aller attaquer dans cette zone lors du crunch, l’ancien coach de Toulon a estimé que ce n’est pas ce qui a mis en difficulté son équipe. « Pour moi, cela ne s’est pas passé là. […] Sur les premières positions défensives, nous avons placé des joueurs capables de répondre à la dimension physique des adversaires : un troisième ligne et un 12, Matthieu a défendu en 13. Ce choix d’avoir des « shooters » (sic) au milieu du terrain nous a beaucoup aidés face à l’Irlande. Jusqu’à la sortie de Yoram Moefana, cela les a complètement déboussolés. […] Romain Ntamack, lui, préfère défendre en position d’ouvreur. S’il joue, on modifiera donc le système », expliquait-il.
Après un deuxième succès consécutif dans le Tournoi, Fabien Galthié a pris le temps de revenir en détail sur la réussite de son équipe. Au Terrass hôtel, à Montmartre, le patron sportif des Bleus a notamment eu l’occasion de croiser Didier Bourdon, grand fan de rugby. pic.twitter.com/UZOKWQkgxA
— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) March 19, 2026
Une adaptation aux joueurs et aux adversaires
En clair, Fabien Galthié a confié que le système défensif pouvait varier selon deux facteurs : « Nous avons trouvé de bonnes réponses aux spécificités de chacun de nos joueurs et à celles de nos adversaires. Mais vous remarquerez que ceux-ci se sont adaptés à ce système au bout de trois matchs. On l’a vu en Écosse (50-40) et je trouve ça génial. Le Tournoi est un environnement très exigeant. »
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