Les tractations n’auront pas suffi à unifier les rangs. Dans la sous-préfecture tarnaise, les électeurs auront le choix entre cinq bulletins ce dimanche. Si le candidat soutenu par le maire sortant (Arnaud Bousquet) a réussi à fusionner avec le député centriste (Jean Terlier) pour contrer la pole position du Rassemblement national, les autres prétendants ont choisi de faire cavalier seul.
Résultats des élections municipales 2026
Qui sera le prochain maire de Castres ? Le suspense reste entier avec cinq candidats qui se maintiennent au second tour des élections municipales. Seules 43 communes en France vont connaître cette situation de quinquangulaire, une configuration relativement rare pour un second tour d’élection dans l’Hexagone.
Dimanche 15 mars, c’est le candidat du RN Florent Azema qui est arrivé en tête, avec 19,54% des voix. Suivi de Guillaume Arcese, candidat Divers centre (LDVD) avec 17,32% des voix. Tous deux se maintiennent au second tour. De même qu’Arnaud Bousquet (DVD), le candidat Divers droite soutenu par le maire sortant, qui avait obtenu 16,20% des suffrages. Son soutien Pascal Bugis dirigeait la Ville depuis un quart de siècle.
Résultats du premier tour :
Résultats du 1er tour des élections municipales 2026 à Castres • © France Télévisions
Résultats du 1er tour des élections municipales à Castres. • © France Télévisions
Après des tractations, une seule liste a fusionné : le député Jean Terlier, divers centre Renaissance (LDVC), qui était arrivé en quatrième position avec 13,8% des voix a choisi de rejoindre la liste d’Arnaud Bousquet.
« Je crois que la seule alternative crédible pour battre le Rassemblement national c’est évidemment nous. J’arrive en 4ème position, Arnaud Bousquet en 3ème, à nous deux et arithmétiquement, on doit être largement devant le Rassemblement national, mais on espère être au-delà. Je crois que nous sommes les seuls à avoir fait fi encore une fois de nos égos pour nous rassembler et créer cette nouvelle dynamique », affirmait Jean Terlier jeudi 19 mars, à notre micro.
Arrivé en cinquième position au premier tour, avec 12,8% des voix, le candidat divers droite Xavier Bories (DVD) part seul. Les négociations d’entre-deux tours n’ont pas convaincu le candidat divers droite.
« Il y a eu des rapprochements (…) mais rien de concret. Aujourd’hui vous le voyez, nous sommes nous, tels que nous sommes partis. Et nous irons jusqu’au bout tels que nous sommes. Ça a toujours été notre devise depuis le départ », soutenait Xavier Bories jeudi, auprès de nos journalistes tarnais. Avant d’ajouter : « Nous sommes différents des autres. Nous avons un programme pour Castres, pour les Castraises et les Castrais, c’est notre seul leit motiv, et tout le reste ça ne compte pas ».
Enfin un seul candidat de gauche se maintient au second tour, il s’agit du socialiste Sahel Beriouni-Poitevineau (LUG), qui avait remporté 11,95% des suffrages dimanche 15 mars. Il pourrait bénéficier du report des voix de l’Union populaire pour Castres, seule liste à ne pas avoir passé la barre des 10% dimanche dernier.
Notre équipe de reporters l’a également rencontré jeudi. « J’ai le sentiment que notre ville est prête au changement, et si l’électorat de Madame Rosenau et les déçus de certaines alliances souhaitent nous rejoindre j’en serai le plus heureux, et je crois que ce serait de bon ton pour la démocratie », estime-t-il. Ariane Rosenau, candidate LFI et alliés, avait obtenu 8,4% des voix au premier tour.
À deux jours du deuxième tour, une seule chose à sûre : le prochain maire de Castres sera un homme. Depuis les toutes premières élections municipales en 1790, aucune femme n’a occupé ce fauteuil dans la sous-préfecture tarnaise.
Propos recueillis dans le Tarn par Amy McArthur et Nicolas Bonduelle
