Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix des carburants est à la hausse. Un problème pour les automobilistes mais surtout les professionnels. Exemple avec une infirmière libérale près d’Uzès, dans le Gard.
Sur le pas de sa porte, Maurice attendait sa venue, impatiemment. Chaque matin, son infirmière lui rend visite pour des soins, chez lui à côté d’Uzès, dans le Gard.
Des consultations comme celle-ci, Julia Boisson en réalise une cinquantaine par jour. À peine son travail terminé, elle reprend sa voiture. Direction un village voisin.
Au total, Julia Boisson parcourt 150 kilomètres pour faire sa tournée tous les jours. Elle confie : « le métier en libéral, c’est la route. Notre routine, c’est la voiture. On est en zone semi-rurale, on a pas mal de distance à parcourir entre chacun. »
Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, elle suit de près l’évolution du prix du carburant. La facture est de plus en plus importante lorsqu’elle se rend en station-service : « Habituellement pour le plein, je mettais 100 euros et là ça a pris près de 30 euros, au niveau comptable, ça va peser. »
Si les infirmiers libéraux bénéficient d’une indemnité forfaitaire de déplacement, celle-ci n’a pas été renégociée depuis 2022. En plus, impossible pour eux de répercuter la hausse des charges sur le tarif des patients. La fédération des infirmiers demande alors une aide ponctuelle, comme il en existe pour d’autres professions.
On demande un remboursement partiel de l’assise sur les produits pétroliers comme ça se fait, par exemple, pour les taxis pour qu’on puisse compenser cette hausse brutale.
Matthieu Reynet, président Fédération des infirmiers (Gard)
Dans le Gard, 2 500 infirmiers libéraux sillonnent les routes chaque jour pour apporter leurs soins aux patients.
