Une grosse incertitude existe autour de la paire de centres française qui sera choisie pour défier l’Angleterre samedi soir, en raison du forfait de Nicolas Depoortere et de la contre-performance de Yoram Moefana en Écosse. Que va faire Fabien Galthié ?
C’est l’une des principales inconnues de ce début de semaine. Qui le staff du XV de France va titulariser au poste de trois-quarts centre en clôture du Tournoi des 6 Nations, samedi soir ? La composition de l’équipe qui débutera face à l’Angleterre sera annoncée jeudi, à 11 heures, mais reste à savoir à quel point les incertitudes vont être levées d’ici là concernant ce secteur de jeu. Plusieurs tendances devraient se dégager, notamment lors de l’entraînement de mercredi matin, dont une partie sera ouverte à la presse. La seule chose assurée à ce jour, c’est le forfait de Nicolas Depoortere, qui aura donc vécu une compétition frustrante. Après avoir participé à la première journée contre l’Irlande, le Bordelais avait raté le déplacement au Pays de Galles et la réception de l’Italie, à cause d’une blessure au mollet.
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Pierre-Louis Barassi favori en 13 ?
Revenu dans le groupe, il avait été aligné d’entrée à Édimbourg, où il portait le numéro 13. Mais il est sorti en début de deuxième mi-temps, victime d’une luxation à l’épaule. Le pessimisme était de rigueur après le match, ce qui s’est confirmé quand Depoortere n’a pas été appelé dans la liste des 42 joueurs communiquée dimanche après-midi. Qui va donc le suppléer ? Le favori pourrait se nommer Pierre-Louis Barassi. Indisponible en début de Tournoi (à la suite d’une commotion contractée en novembre), le Toulousain était remplaçant contre l’Italie, puis en Écosse. Surtout, il est très apprécié du staff qui l’a utilisé dès qu’il a été à disposition depuis plus d’un an. Notamment pour l’intensité qu’il met dans son jeu, et dans les phases de combat.
Mais Barassi n’est pas le seul candidat crédible. À Cardiff et à Lille, c’est Emilien Gailleton qui avait le 13 dans le dos. Malgré une première partie de saison plus discrète, en grande partie due à une blessure à une épaule, il a su saisir sa chance et avait prouvé sa complicité avec… Fabien Brau-Boirie, son jeune partenaire à Pau. Ce dernier, forfait en Écosse (touché à un doigt), est certainement la grande révélation du Tournoi. Assez pour retrouver une place dans le XV de départ pour le Crunch ? La question est permise, tant Yoram Moefana n’a pas apporté ses garanties habituelles en position de premier centre.
La tentation de la paire paloise ?
Taulier du second mandat de Fabien Galthié, le Bordelais est le premier centre référence du XV de France. Il faut dire que le staff a décidé de construire la ligne de trois-quarts autour de lui et de sa puissance, comme il l’avait fait avec Jonathan Danty auparavant. Mais Moefana connaît des problèmes récurrents à un genou, qui l’ont privé des deuxième et troisième journées du Tournoi. Largement strappé, était-il suffisamment remis à Murrayfield ? Il fut en tout cas éloigné de ses standards avec, entre autres, sept plaquages manqués. Il ne s’agit évidemment pas de remettre en cause le statut de l’intéressé, tant il a déjà prouvé combien il était précieux, mais l’encadrement aura sûrement besoin d’être rassuré en ce début de semaine avant de l’aligner de nouveau.
Forcément, la tentation de placer la paire paloise sur le terrain pour la troisième fois dans la compétition peut exister, au nom des repères communs et de la complémentarité. Aussi, parce qu’elle a plutôt donné satisfaction. Et Kalvin Gourgues, dont le punch et la polyvalence sont tenus en haute estime, peut-il s’inviter dans la course ? Il semble partir de plus loin, mais la possibilité n’est pas à écarter non plus. D’une part, parce que Gourgues a essentiellement évolué en numéro 12 au Stade toulousain cette saison. D’autre part, parce qu’il peut aussi avoir des automatismes avec Pierre-Louis Barassi, son coéquipier en club…
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