Le directeur sportif de Toulon s’est présenté devant la presse, avant la rencontre face à Lyon, pour donner des nouvelles du manager varois et pour mettre les joueurs devant leurs responsabilités.
Pierre Mignoni est votre ami dans la vie. Comment va-t-il ?
Avant d’évoquer la rencontre face à Lyon. Je souhaitais dire quelques mots sur Pierre Mignoni. Il est absent en ce moment. Le président et Pierre ont convenu que c’était le moment idéal, à la vue de la période un peu moins dense, pour lui de prendre un peu de repos. C’est fait pour préparer la suite dans les meilleures conditions possibles. Le président s’est adressé aux joueurs la semaine passée pour les mettre face à leurs responsabilités et leurs obligations. Il y a surtout besoin d’un réajustement collectif. On doit élever notre niveau d’exigence et de conscience. Les choses rentreront dans l’ordre à l’issue de la trêve. Le groupe reste encadré par le staff que vous connaissez. Mais, Pierre va bien. Il se repose. Il se requinque, tout va bien. On l’a régulièrement. Nous communiquons régulièrement avec le président, avec le groupe et avec le staff. Il ne faut pas s’inquiéter. Pierre va bien et il reviendra après la trêve. Les joueurs vont partir en congés à la suite du match contre Lyon. On ne rejouera que plus tard et Pierre reviendra après cette trêve.
La situation est exceptionnelle. Comment allez-vous gérer ça ?
Nous sommes dans un sport professionnel. Tout le monde doit être en capacité de prendre ses responsabilités. La situation nous oblige. Il n’y a pas de problème. Chacun se met en ordre de marche comme on dit. On doit faire ce que nous avons à faire.
Qui prendra le relais de Pierre Mignoni en bord de terrain ce samedi ?
Vous connaissez le staff. Il y aura Maxime Petitjean avec Cédric Béal sur le bord de touche. C’est une collaboration qui existe depuis le début sous l’impulsion de Pierre. Dans les clubs professionnels, la transversalité, entre le centre de formation et les professionnels, existe. Cédric vient au soutien au bord du terrain. Le staff en charge a su le mettre à l’aise. Il a toute sa place. Ce sont des moments différents, mais tout le monde doit faire face à cela.
Quels ont été vos mots pour Pierre, qui n’aime pas lâcher…
(Il coupe) Il n’a pas lâché. Il avait tout simplement besoin de repos. Je ne suis pas d’accord avec cela. Il ne faut pas le dire. Ce n’est pas vrai. On a convenu qu’il avait besoin de repos.
La question n’était pas terminée. Un repos sert aussi à se relâcher mentalement…
Tout simplement, il se régénère. Il faut qu’il nous fasse confiance, et il fait confiance à son staff. Il n’y a pas de problème là-dessus. C’est une chose naturelle pour Pierre. Les choses se font naturellement.
Qu’est-ce que vous entendez derrière la phrase : « On doit élever notre niveau d’exigence et de conscience » ?
Quand on fait la rétrospective du match de Clermont, on a été clairement malmenés, et même, par moments, surclassés hormis en mêlée. Quand on a vu tous nos errements dans les compartiments du jeu, et notamment en défense… Et pourtant, cela a été un de nos piliers de notre jeu ! Cette fois, on a pris des essais en peu de temps. Les joueurs, sur ce match, n’ont pas pris leurs responsabilités. Ils ne sont pas dressés devant les Clermontois. Quand nous sommes joueurs, on ne peut pas toujours se réfugier derrière le staff. Ce sont des joueurs professionnels. Ce sont à eux de monter le curseur d’exigence et de conscience. Il faut être pleinement convaincu de cela.
Après la défaite contre l’ASM, Teddy Baubigny a eu des mots assez forts sur le fait que ce groupe ne s’aimait peut-être pas assez…
C’est souvent le constant que l’on fait dans ce genre de moments. On manquait cruellement de solidarité et de cohésion. La frontière est proche entre le fait de s’apprécier et de s’aimer, et le manque de cohésion et de solidarité. C’est bien, dans les moments comme ça, et nous les avons vécus comme joueur, d’être vrai. Il faut se dire les choses, mais il faut aussi agir. Les mots suffisent qu’un temps. Il y a aussi les actes qui comptent. Les joueurs ont discuté d’une manière honnête. Maintenant, qu’est-ce que l’on va mettre en place et faire, collectivement, pour trouver ce réajustement en tant qu’équipe dans le but de batailler dans un championnat serré ?
Comment vos joueurs ont-ils vécu cette semaine différente des autres ?
Ce sont des choses inhabituelles, mais le quotidien et le rugby doivent reprendre leurs droits. On doit regarder devant, et faire avec cette situation.
Quand Pierre Mignoni est arrivé, Toulon avait décidé de fonctionner avec un binôme à la tête du club. Il y avait Franck Azéma pour gérer aussi la charge de travail. Aujourd’hui, comment cette charge est répartie ?
On essaie de la répartir. Je suis au soutien de Pierre, avec le président. Tout le monde est investi également avec le staff. Nous œuvrons sur plusieurs projets avec l’équipe professionnelle, mais aussi au-delà. Tout le monde amène sa pierre à l’édifice. Tout le monde est dans l’aide, au soutien de Pierre.
Avez-vous une réflexion avec le président pour amener une deuxième tête pour aider Pierre Mignoni ?
Honnêtement, ce n’est pas le sujet de cette conférence. Néanmoins, nous réfléchissons toujours à améliorer l’organisation pour que les choses se passent d’une manière la plus fluide possible.
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