Tournoi des 6 Nations – Changement de dernière minute, début en demi-teinte : la cinquantième mouvementée de Thomas Ramos

Titulaire à l’ouverture après le forfait de Matthieu Jalibert, Thomas Ramos a vécu un match paradoxal. Peu en réussite en début de rencontre, il a tout de même réussi à tirer son épingle du jeu par la suite. En tant qu’ouvreur, Ramos est invaincu en bleu.

Il a été le premier à rentrer sur la pelouse lilloise. Même si le Toulousain en a les épaules, Fabien Galthié ne l’a pas nommé capitaine. Thomas Ramos fêtait simplement sa cinquantième sélection chez les Bleus ce dimanche après-midi. Alors Antoine Dupont a gentiment expliqué à Michele Lamaro, son homologue transalpin, que l’ouvreur tricolore du jour allait profiter d’une belle ovation de la part d’un public sous son charme depuis un long moment. De bout en bout, le Tarnais d’origine a vécu un moment spécial. Ce samedi, Galthié et son staff ont été contraints de le repositionner à la charnière après le forfait de Matthieu Jalibert. Un choix forcé, qui a forcément eu quelques impacts sur le jeu produit par le XV de France. Dans les premières minutes, Ramos a, comme à son habitude, tenté. Moins habituel chez lui, il a raté. Nous viennent notamment en tête une passe interceptée au centre du terrain et quelques coups de pied imprécis. Un de ceux-là a terminé sa course directement en touche. Malgré toute son expérience, les automatismes ne reviennent pas aussi facilement. Après la rencontre, au micro de France 2, le principal concerné a tout de même déclaré qu’il « ne pensait pas » que le remaniement derrière fait suite à l’absence de Jalibert avait pesé. Même son de cloche pour Dupont : « Les Italiens nous ont plus contrarié que nos changements de dernière minute dans la composition d’équipe. On a eu du mal à construire notre jeu de par leur pression défensive, ils nous ont contesté beaucoup de ballons dans les rucks. »

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Moins de permutations derrière

Avant cette troisième journée, Patrice Lagisquet, ancien entraîneur des Bleus, déclarait ceci dans nos colonnes : « Matthieu Jalibert et Thomas Ramos sont souvent en troisième rideau, ils animent la contre-attaque et l’organisation du jeu. Quand l’un est concerné par le lancement de la contre-attaque, l’autre prend l’ouverture sur le temps de jeu suivant. Ce n’est pas nouveau : les Crusaders le faisaient déjà avec Dan Carter et Israel Dagg, et les All Blacks l’ont aussi pratiqué. » Forcément, contre les Italiens, ces permutations n’ont pas vu le jour. Ça s’est ressenti dans le jeu. Même si Antoine Dupont a un peu plus porté la balle, Thomas Ramos avait beaucoup plus de responsabilités lors des offensives tricolores. La défense transalpine, plutôt efficace à Lille, l’a bien muselé. De ce fait, certains auront noté un peu moins de continuité et de vitesse offensivement.

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Réagir, toujours

Thomas Ramos, comme d’autres de ses coéquipiers, nous pousse à empiler souvent les mêmes phrases. C’est un champion, un vrai. Pour le prouver, le triple champion de France en titre préfère les actes aux paroles. Dans le premier acte, quelques secondes après avoir envoyé la balle ovale directement en touche avec son pied droit, il trouve un exceptionnel 50-22. Histoire de ne pas rester sur un échec. D’autres auraient préféré se rassurer en comptant sur les copains, lui réessaye. Et ça fonctionne. À la demi-heure, c’est derrière la ligne qu’Ange Capuozzo et ses coéquipiers ont retrouvé Ramos. Parfaitement au soutien d’Émilien Gailleton à l’intérieur, le Toulousain a terminé le travail en force pour aplatir en coin. Une réalisation excentrée qui ne l’aura pas empêché de transformer. Ce dimanche, le Mazamétain fêtait sa septième titularisation avec le numéro 10 dans le dos chez les Bleus. Sa première, c’était en 2024 au pays de Galles. La dernière ? En… Italie, l’année dernière pendant le Tournoi. Le bilan ? Sept sur sept. Ramos est toujours invaincu chez les Bleus dans la peau d’un ouvreur. Loin de nous l’idée de le voir installé à ce poste, mais cette statistique se doit d’être soulignée. En bon caméléon qu’il est, le joueur de 30 ans se met au service du collectif, quels que soient les chiffres sur sa tunique. Tout n’a pas été parfait à Lille. Que ce soit collectivement comme personnellement. Loin de là. Mais au final, il y a quand même beaucoup de positif à retenir. La cinquantième cape de Thomas Ramos aura été mouvementée. Elle s’est terminée avec le sourire. Et c’est le plus important.

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https://www.rugbyrama.fr/2026/02/23/tournoi-des-6-nations-changement-de-derniere-minute-debut-en-demi-teinte-la-cinquantieme-mouvementee-de-thomas-ramos-13239780.php

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