Le salon de l’Agriculture a ouvert ses portes ce samedi 21 février à Paris, dans un contexte de crises successives dans le secteur. Malgré l’absence des bovins, les agriculteurs héraultais espèrent tirer leur épingle du jeu pour cette édition 2026.
Alors que les stigmates de la dermatose nodulaire contagieuses se remarquent par l’absence des bovins au salon cette année, les agriculteurs héraultais se lancent pleins d’espoir dans cette édition 2026 du salon de l’agriculture de Paris. Les tensions politiques, à quelques jours des élections municipales et à un an des élections présidentielles, sont parfois redoutées.
Une édition 2026 singulière
Pour Alexandre, viticulteur gérant du domaine de Roquefeuille à Montady, c’est une première. Il présente son premier millésime cette année au salon de l’agriculture : « comme je suis tout petit, l’objectif est de me faire connaître. C’est sympathique de faire cet énorme événement pour promouvoir ma production, mon visage. » Une installation fastidieuse, mais le viticulteur espère s’y retrouver au niveau des ventes et des contacts noués sur place. Malgré une crise de la demande en vin qui perdure, il est persuadé que « c’est la bonne manière de faire consommer du vin, en expliquant le produit et mon amour pour ce que je fais. »
Sandrine gère la boutique de l’Oli d’Oc à Clermont-l’Hérault. Le commerce vends de l’huile et d’autres produits issus des olives, au sein d’une coopérative représentée au salon de l’Agriculture. Telle une athlète des jeux olympiques, l’objectif est clair pour Sandrine : « participer au concours pour gagner des médailles. On ressent bien la différence au niveau des ventes. Les clients apprécient les produits médaillés. »
Mais la Clermontaise ne cache pas ses craintes quant à cette édition 2026 particulière. Les bovins, symboles de l’événement, ne seront pas là à cause de la dermatose nodulaire contagieuse. Les tensions politiques, notamment autour des accords avec le Mercosur, sont encore vives. Si bien que Sandrine s’attend à quelques manifestations au sein du salon : « on a peur pour la fréquentation, surtout des manifestations. Je pense que ça peut remuer. En tous cas, nous nous y attendons.
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