Ils sont infirmiers et pompiers volontaires : plusieurs personnels suspectés de malveillance, de harcèlement et de racisme à l’hôpital de Béziers

Des personnels infirmiers de l’hôpital de Béziers sont mis en cause dans une histoire de malveillance, de harcèlement et de racisme sur des personnes vulnérables. Ils sont aussi pompiers volontaires dans différents centres du Biterrois, si le silence s’impose côté médical, pour les soldats du feu, l’idée même que ces personnes suspectées de tous ces maux continuent à exercer pose problème.

« Une procédure disciplinaire a été engagée contre des agents, confirme-t-on à l’hôpital de Béziers. Et une suspension à titre conservatoire a été prononcée. Mais pour ces personnels, nous nous devons de respecter le droit à la présomption d’innocence. Si les faits dénoncés sont répréhensibles, ils seront sanctionnés par une commission de discipline et mis à exécution. » Selon une information recueillie par Midi Libre, trois ou quatre infirmiers des urgences de l’hôpital de Béziers, par ailleurs pompiers volontaires dans différentes casernes de l’Hérault, notamment Montblanc et Servian, auraient commis des actes de malveillance sur des personnes vulnérables (du fait de leur présence aux urgences de l’hôpital), mais aussi de harcèlement et de racisme.

À l’hôpital de Béziers, on ne confirme pas le nombre, mais la réaction a été immédiate dès que l’information a été connue des chefs de service et de la direction. Les infirmiers, mis en cause dans ce service, ont été immédiatement écartés et éloignés des malades.

La radiation serait demandée

En revanche, des chefs de service du milieu médical qui auraient signalé ces faits, demanderaient carrément que ces personnes, dont une femme, soient radiées de l’ordre national des infirmiers. C’est dire si les faits dénoncés semblent graves. Pour l’heure, leur suspension court pour quatre mois.

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« Le Sdis est informé de la situation, confirment, sous couvert d’anonymat, des pompiers qui fréquentent ces personnes. Ce qui nous gêne par-dessus tout, c’est qu’ils continuent, via les pompiers, à être en contact avec des blessés, mais aussi et surtout qu’ils aillent régulièrement aux urgences où les pompiers conduisent des blessés ou des malades, alors qu’ils n’ont pas le droit d’y être ».

Des patients auraient été pris pour cible

« Malgré ces suspensions, certains d’entre eux continuent, en effet, à exercer sous le statut de sapeur-pompier volontaire, ce qui alimente un profond sentiment d’incompréhension et d’impunité », déplorent encore des pompiers. Les faits qui ont été rapportés font état de comportements qui n’ont pas lieu d’être dans la société, mais aussi de pratiques humiliantes et dégradantes pour les malades. Ils s’apparenteraient à des jeux filmés. « Nous parlons là de cibles dessinées sur des têtes, ou ailleurs qui étaient utilisées pour lancer des aiguilles épicrâniennes comme des fléchettes, ainsi que des gestes très dégradants. »

Un autre pompier indique : « Il est insupportable de voir ces personnes dans nos camions, en tenue. L’image des infirmiers, des pompiers, n’est pas celle que ces individus nous imposent. Je pense que de tels faits, s’ils sont avérés sont une infraction pénale. Ne pas aller plus loin serait donc une erreur. Ce sont des faits répétés. Ce ne sont pas des maladresses ponctuelles. C’est incompatible avec les exigences éthiques, professionnelles et humaines attendues dans ces deux professions. »

« Forcément, nous ne pouvons que nous offusquer d’une pareille situation, insiste Éric Bonijoly le secrétaire général du syndicat sud Sdis34. Si c’est avéré c’est inadmissible et je suppose que tout a été cadré pour prendre des sanctions. Bien entendu avec toutes les précautions d’usage qui s’imposent. Ils seront suspendus par le Sdis. C’est certain. Notre institution est très réactive sur ces procédures. Parfois trop même et les sanctions administratives peuvent aller plus loin que celles prisent par la justice. »

La direction du Sdis va prendre des mesures

Le contrôleur général Éric Florès, directeur du Sdis de l’Hérault, est au courant de la situation. Il assure : « J’ai effectivement eu cette information par le bouche-à-oreille et j’ai sollicité officiellement l’hôpital de Béziers pour comprendre et savoir si je devais les suspendre. Une enquête administrative est en cours. Les agents mis en cause vont être reçus par le service RH du Sdis pour répondre à des questions. Il est effectivement impensable qu’ils puissent continuer à œuvrer dans nos services. »

https://www.midilibre.fr/2026/02/15/il-est-insupportable-de-les-voir-dans-nos-camions-infirmiers-de-lhopital-de-beziers-et-pompiers-volontaires-ils-sont-suspectes-de-malveillance-et-de-13226832.php

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