Un couple de garagiste aurait escroqué une vingtaine de clients en vendant leurs voitures et en gardant l’argent. Placé en liquidation judiciaire l’établissement a mis la clé sous la porte et les gérants ont disparu. Une enquête est ouverte.
Les vendeurs de voitures d’occasions à Villefranche de Rouergue en Aveyron ont laissé sur le carreau une vingtaine de victimes. L’entreprise a été placée en liquidation judiciaire en novembre dernier. Des victimes se sont regroupées à travers un collectif, tous les membres ont porté plainte. Objectif, récupérer leur dû : plus de 300 000 euros au total sur les 650 000 euros de passif de l’entreprise liquidée.
Karine Laurens est l’une des victimes. Elle n’a jamais revu sa voiture laissée en dépôt au garage, ni récupéré les 26 000 euros de sa vente.
« On n’a plus de voiture ni l’argent de la vente », raconte-t-elle devant l’enseigne du garage.
Aujourd’hui à la tête du collectif, Karine Laurens a lancé un appel sur les réseaux sociaux pour rechercher des personnes victimes comme elle d’un préjudice. C’est le cas de Jean-Luc Escaffe qui a rejoint le groupe :« j’ai relancé, je suis passé au garage et il me faisait attendre, il disait oui ça va venir et puis rien, une autre fois, il avait un problème pendant ses vacances en Espagne, sans arrêt il repoussait les échéances ».
Des victimes en colère et encore sous le choc. Pourtant elles ne désarment pas, elles ont déposé plainte, effectué des démarches auprès des mandataires qui s’occupent de l’affaire. « Nous appelons régulièrement la gendarmerie », explique, désabusée Karine Laurens.
« On a fait confiance pourtant nous sommes des personnes assez méfiantes, je pense que cette personne est un escroc professionnel. On est en colère, fatigués, moi cela m’a bouleversé », rajoute-elle très émue.
Aujourd’hui le collectif, qui n’a pas encore d’avocat, espère voir les responsables du garage traduits en justice. Selon le collectif, une vingtaine de plaintes a été déposée. Une enquête préliminaire pour escroquerie est en cours à la gendarmerie.
Un article rédigé sur la base d’un reportage réalisé par Nathalie Rougeau et Luc Tazelmati.
