Municipales 2026 à Béziers : « Je vais d’abord gagner la mairie… Et c’est ma seule priorité », Robert Ménard vise un troisième mandat

Robert Ménard, 72 ans, brigue un troisième mandat à la tête de Béziers, avec le soutien LR mais pour la première fois, sans celui du RN. C’est à sa permanence de campagne, place Jean-Jaurès, qu’on le retrouve. Il prendra le temps d’y défendre son bilan, de dire ses doutes, d’adresser franchement quelques messages à l’électorat d’extrême droite. Sans oublier d’égratigner, au passage, les propositions de ses concurrents.

Dans quel état d’esprit êtes-vous en cette période électorale ?

Découvrir La Tenue des Pros

Une campagne, c’est une chose sérieuse, que je prends avec sérieux. Oui, il y a eu un très bon sondage, mais ce n’est qu’un sondage. Maintenant, on est sur le terrain, on fait des propositions, on défend un bilan, on lance des idées, on va voir ce qu’en pensent les Biterrois.

Il y a six ans, lors d’un entretien accordé à Midi Libre à l’occasion du début de votre campagne, vous aviez dit « 12 ans à la tête d’une ville, cela use les gens » et finalement vous êtes là…

J’ai déjà répondu huit fois à cette question, je réponds pour la neuvième fois. Dès l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale (en 2024 NDLR). Nous avons parlé avec Emmanuelle et j’ai décidé, avant même le début de la campagne, que je serai candidat à un troisième mandat à la mairie, puisqu’Emmanuelle partait pour une campagne législative.

Certains vous prêtaient plutôt un destin politique national. On a parlé des sénatoriales, des présidentielles…

Je n’aspire ni à être député, ni à être sénateur, ça ne m’a même pas traversé l’esprit. Quant à la présidence de la République, c’est le seul mandat intéressant avec celui de maire. Donc je vais d’abord gagner la mairie… Et c’est ma seule priorité.

Pour la première fois, vous avez un candidat RN face à vous. Est-ce que cela change quelque chose ?

Non, surtout c’est incompréhensible. Je vais prendre deux ou trois exemples. Par rapport au candidat RN : aurait-il accepté, lui, de marier l’OQTF (le jeune Algérien sous obligation de quitter le territoire que Robert Ménard a refusé de marier en juillet 2023, NDLR) ? Aurait-il refusé de créer une brigade anti-stup de la police municipale ? Aurait-il abandonné l’idée de mettre une crèche dans l’Hôtel de ville ? Voilà trois marqueurs en termes de valeurs. En quoi monsieur Gabarron (le député et candidat RN, NDLR) est en désaccord avec ce que je fais ? J’ai lu avec attention l’interview qu’il vous a accordée. Il y dit que le prix du mètre carré des appartements en ville n’a pas augmenté*. Comment il peut dire ça ? Les chiffres des professionnels de l’immobilier disent qu’entre 2014 et 2023 le prix au mètre carré des appartements a monté de 42 %. Il dit aussi que l’insécurité n’a pas baissé : comment tu peux dire ça ? Alors qu’on a les chiffres du ministère de l’Intérieur qui disent que depuis 2014, la délinquance de proximité a baissé de plus de 33 %.

Mais vous avez le soutien des LR, c’est peut-être ça qui agace le RN…

Mais pour la 18e fois, je n’ai demandé le soutien d’aucun parti. Je suis ravi que Les Républicains m’aient accordé leur soutien. Tout comme le Centre national des indépendants et paysans. Je vais faire un peu d’ironie : moi, je ne demande pas de soutiens, je les ai. Thierry Mathieu, lui, les demande, il ne les obtient pas (le candidat sans étiquette réfute avoir demandé un quelconque soutien, NDLR). Je vis très bien sans les partis politiques. Je rappelle qu’on est la seule ville en France où il y a, dans la même majorité municipale, des gens qui sont membres du RN et des Républicains. Et d’autres partis. Moi, ça me va très bien. Je ne leur ai jamais demandé de se prononcer sur un certain nombre de questions nationales. Sur le programme municipal, ils sont tous d’accord. Ça fait 12 ans que ça fonctionne comme ça et ça fonctionne bien.

Sur votre bilan. De quoi êtes-vous le plus fier ?

La fierté retrouvée des Biterrois. Voilà. C’est ma plus belle récompense. Ensuite, à part de se discréditer, comment nier que la ville a changé ? Vous vous souvenez de la place Jean-Jaurès ? Des allées Paul-Riquet ? La liaison entre le pont vieux et la cathédrale a été empruntée par 450 000 personnes cette année ! Et comme la gare a changé : le 23 février, les bus rejoindront la gare routière là-bas et ça va régler tout un tas de problèmes de circulation. Le théâtre des Variétés, il est à tomber par terre. Le palais des sports, pardon, mais si je ne m’étais pas battu, il n’existerait pas. Mes prédécesseurs voulaient faire un petit truc étriqué d’un millier de places : cela fait trois fois de suite que les Angels jouent à guichets fermés. Et je peux prendre comme ça 25 trucs. Moi je suis de La Devèze, La Devèze aujourd’hui, est-ce qu’elle ressemble à celle d’il y a 15 ans ? Non. On a détruit tous les immeubles qui étaient pourris. On est en train d’y construire des villas. L’école des Tamaris a été refaite. On a construit l’école Samuel-Paty. On s’apprête à faire 40 millions de travaux à La Grangette et à l’Iranget. Mais bien sûr qu’il y a plein de choses à faire encore…

Justement, vous avez un regret sur ce dernier mandat ? Où faudrait-il mettre l’accent maintenant ?

D’abord, la première exaspération, qui est la mienne, c’est le temps nécessaire pour mener à bien un projet. Je suis sidéré. Je n’arrive pas à m’habituer à ça. Non, ce n’est pas possible qu’on mette 10 ans pour faire un projet. Le deuxième point, le regret, c’est de ne pas avoir réussi à changer la donne sur la pauvreté : quand je suis arrivé à la tête de la ville, la situation était déjà catastrophique. La pauvreté n’a pas reculé mais on l’a contenue. Pourquoi ? Pour les mêmes raisons qu’en France. Et je suis sidéré que le candidat du Rassemblement national ne le dise pas : en 10 ans, la population de Béziers a augmenté de 9 500 habitants environ. Comme partout en France, une partie de cette hausse est due à une immigration non contrôlée et illégale (le nombre de personnes en situation irrégulière est incertain et difficile à évaluer précisément, NDLR) qui se traduit par une plus grande pauvreté. C’est pour ça que je suis favorable à mettre l’accent sur une immigration choisie, à l’image du Canada où chaque année, le Parlement vote des quotas d’immigration, profession par profession.

PLUS INFO  Remise des prix

Dans les projets, pour Béziers, en 2020, il y avait le grand musée au palais épiscopal. Il se fera ? Ou pas ? Qu’en est-il ?

C’est toujours une question. On a beaucoup avancé. Ça y est, on a toutes les autorisations de l’État, les plans. On est en train de remettre en état les œuvres d’art. On a construit les réserves muséales. Maintenant, il faut franchir le pas : oui ou non, on fait ce musée comme on l’a imaginé. Ça coûte beaucoup d’argent en fonctionnement, environ trois millions par an. Est-ce que je suis sûr que demain, la Ville en aura les moyens ? D’autant que j’ai vu un amendement, soutenu par le Rassemblement national, qui proposait de baisser les aides de l’État aux différentes collectivités locales, dont les communes.

De nouveaux projets, dans le même temps, sont nés au cours du mandat…

Ce qui n’était pas prévu et qu’on va faire, c’est la liaison entre la cathédrale et Saint-Jacques. Ça va être une merveille. Et ça va attirer des touristes de façon massive. Mon obsession, c’est embellir la ville, pour séduire les Biterrois et pour attirer des touristes. Un tiers du produit intérieur brut, si j’ose dire, de la ville, vient du tourisme. Ce sera donc un des gros projets du prochain mandat. Avec l’aménagement de deux quartiers, le Port Neuf, on a beaucoup avancé mais on en a encore pour des années de boulot. Et le quai port Notre-Dame que l’on a quasiment entièrement racheté. Dès cette année, vous verrez les premiers immeubles refaits le long du canal. C’est un énorme chantier.

Sur le sport et surtout l’ASBH, on connaît l’histoire, mais sur un prochain mandat, est-ce que la Ville continuerait à subventionner le club comme elle le fait ?

Tu ne peux pas abandonner le club de rugby à Béziers. C’est une folie. Je vous rappelle que si le club est en Pro D2, c’est parce que nous l’avons racheté. Sinon, à l’heure qu’il est, il ne serait pas là. Bien sûr qu’on continuera à aider. Et il y a plus de 150 associations sportives à Béziers. J’ai lu que Thierry Mathieu proposait de mettre en place des contrats d’objectifs pour un certain nombre de clubs : c’est déjà le cas pour les clubs qui touchent plus de 23 000  € de subventions. Il enfonce des portes ouvertes ! […]

Mais sur l’ASBH, quel regard portez-vous sur les racheteurs et sur tout ce qui se passe au club ? Est-ce que vous êtes inquiet ?

Je suis soucieux, oui, bien sûr. Mais pendant 4 ou 5 ans, on a été propriétaire et j’ai rencontré des Biterrois en leur disant, « Regroupez-vous et rachetez le club ». Nous l’avons vendu 1,8 million d’euros. Pourquoi des Biterrois ne l’ont pas racheté ? Je leur ai demandé dix fois. Aujourd’hui, le club appartient à une société sud-africaine. Sauf s’ils veulent le vendre mais je ne crois pas que ce soit dans leur état d’esprit tout de suite.

Sur la gestion des arènes, comment voyez-vous la suite ? On sait qu’il y a des difficultés pour Bettara, la société gestionnaire. Peu ou pas de grands concerts estivaux. Vous avez quand même l’habitude de prendre le taureau par les cornes. Est-ce que c’est un sujet sur lequel la Ville pourrait interférer davantage ?

Olivier Margé, Sébastien Castella et Simon Casas ont proposé de prendre en charge totalement la gestion des arènes (à partir de 2021, NDLR). Tous les trois se sont associés. Cette gestion n’a pas été à la hauteur de leurs rêves et de leurs ambitions. Aujourd’hui, il y a un changement dans le capital de Bettara qui est en train de se faire. Je ne peux que le constater. Je leur ai proposé une alternative : une gestion directe de la Ville, comme dans d’autres villes du sud-ouest avec l’avantage qu’il n’y a plus la TVA. Ils ont préféré continuer une aventure en se répartissant différemment le capital. J’attends. On va voir. Ils présentent à la fois le programme de la feria off et de la feria à la fin du mois de février (le 26 février, NDLR), au théâtre des Variétés. Je leur fais confiance. Si ça ne marche pas, peut-être qu’ils se retourneront vers la Ville. Je n’abandonnerai pas plus le rugby que la tauromachie. N’en déplaise à leurs ennemis. Venant de quelqu’un comme moi, végétarien et qui n’aime pas beaucoup la tauromachie, je trouve que j’ai du mérite.

Fait marquant de votre mandat, le refus de marier un homme sous OQTF en 2023. On se demande quand même si c’est votre façon de faire avancer le débat public et vos convictions ou si c’est un nouveau coup médiatique ? Savez-vous où en est la procédure de justice à votre encontre ?

PLUS INFO  Le mythique café Le Glacier, sur les Allées, à Béziers, vient de rouvrir

Écoutez, il y a une proposition de loi qui permet au maire de refuser de marier qui a été votée au Sénat. Ensuite, elle a été reprise par M. Ciotti dans sa niche parlementaire. Mais elle n’a pu être votée, ayant fait l’objet d’obstructions sans fin. J’ai encore saisi le chef de l’État la semaine dernière pour lui dire « Demandez donc à un groupe parlementaire de présenter cette loi. Faites-la voter et présentez-la devant le Conseil constitutionnel ». Voilà, j’en suis là. 80 % des gens sont d’accord pour que les maires refusent de marier des gens en situation illégale (à l’heure actuelle, le mariage est un droit selon la loi, y compris pour les personnes en situation irrégulière, NDLR). C’est invraisemblable cette situation. Pardon, si je ne l’avais pas fait, qui l’aurait fait en France ? […] Tous ces courageux, à la droite de la droite, pourquoi ils ne le font pas ? Je rappelle que je n’ai pas reçu un message de soutien du député, ni de qui que ce soit de son parti. Quant à la procédure, on n’en sait pas plus.

Mais sur la dimension coup médiatique ? D’autant que cela reste une prise de risque pour votre carrière politique, alors que vous auriez pu passer par la voie classique et légale, via les députés, etc.

Mais j’ai fait ça ma vie durant. […] C’est juste des choses que tu penses qu’il faut faire et que tu fais. Je n’ai pas d’ambition politique, je ne veux pas être sénateur. Je ne veux pas avoir un certain nombre de voix pour peser sur les sénatoriales, je m’en contrebalance. Et je ne pense pas en termes de carrière politique. Je n’ai pas géré une carrière journalistique. J’ai fait, en journalisme, ce que j’ai cru intéressant, j’ai claqué des portes quand j’en avais marre. Je suis allé travailler dans des endroits quand ça me plaisait et parce que j’avais un certain nombre de convictions comme journaliste. Maire, c’est exactement la même chose.

Oui, mais vous êtes attaché à la ville de Béziers. Une condamnation pourrait vous priver de mandat…

Ils n’oseront jamais. Et pardon, la notoriété de la ville. C’est un atout. Aujourd’hui, je discute avec des gens des secteurs de la logistique et du luxe qui pourraient s’implanter et créer des milliers d’emplois. Comment ils pensent à Béziers ? Parce qu’ils connaissent le maire de Béziers. C’est un atout colossal pour la ville d’avoir un maire que je ne sais pas combien de gens connaissent en France.

En matière d’économie, Béziers attend beaucoup de Genvia, dans le secteur de l’hydrogène vert, ça en est où ?

D’abord, tous les tests s’avèrent positifs. Or, le passage d’un processus en laboratoire à une dimension industrielle, c’est 1 000 fois plus compliqué avec des problèmes qui apparaissent. Et tout ça va dans le bon sens. Deuxième chose : les problèmes de plan local d’urbanisme ont été réglés. Troisièmement, on a délivré le permis de construction […] Les choses avancent sûrement moins vite qu’on l’espérait. Mais on est dans un domaine complètement innovant. Nous, qu’est-ce qu’on fait ? On a mis à la disposition de Genvia les terrains. Il n’est pas exclu que Via Terra construise, avec d’autres associés, les bâtiments pour les mettre à la disposition de Genvia, de façon à ce qu’ils n’aient pas à porter le coût de l’immobilier. On est en train de mettre en place un plan de transport pour les futurs salariés […] Et on ne s’arrête pas à ça. Je parlais de luxe et de logistique… Mais pour tout ça aussi, il faut apporter des formations nécessaires. Aujourd’hui, il y a 3 700 étudiants à Béziers. C’est mieux qu’il y a 10 ans, mais ce n’est pas suffisant. On va doubler la surface de l’université. Un projet financé en partie par la Région, l’Agglo, la Ville. On a négocié avec une grande université l’installation de deux instituts universitaires, un sur les paysages méditerranéens, l’autre sur les conséquences des changements climatiques sur la vigne et le vin. Ce sera, à terme, entre 800 et 1 000 étudiants. Ces gens-là ne seraient pas venus à Béziers il y a 10 ans. Jamais.

Et vous êtes satisfait du bilan en matière économique ?

Non, bien sûr que je ne suis pas satisfait. Je suis content que le nombre de commerces fermés en centre-ville ait diminué de 10 points. Tant mieux, mais ce n’est pas suffisant. Je suis content d’avoir maintenu les Galeries Lafayette à Béziers, d’avoir rouvert Monoprix, d’avoir réussi les halles : avec un peu plus d’1,7 million personnes la première année. Thierry Mathieu dit qu’il va faire des économies sur le contrat de Biltoki (société chargée de dynamiser les halles, NDLR). Mais le contrat de Biltoki : ça coûte exactement 560 000 euros (par an) et ça nous rapporte 440 000 euros (en loyers et intérêts au chiffre d’affaires). Jamais ça nous a rapporté autant d’argent. Résultat, ça nous coûte en réalité 120 000 euros. Et les commerçants ont vu leur chiffre d’affaires exploser. Je suis content pour eux. Parce qu’ils ont pris de vrais risques. Sans oublier le titre de plus beau marché de France.

Le contrat de Biltoki s’achève en principe fin 2027. Est-ce que vous le prolongerez ?

On verra. Rien n’est acquis. Moi, je ne sais pas ce que je ferai avec un contrat comme ça. Je verrai les chiffres.

PLUS INFO  La prison de Béziers accueille un bistro atypique avec une vue panoramique

Sur les finances de la Ville, vous annoncez 280 millions d’investissements réalisés lors du dernier mandat. Mais la dette a augmenté (de 12 M € sur les deux mandats). Est-ce que la Ville aura les moyens de poursuivre un programme d’investissement aussi ambitieux que les précédents ?

D’abord sur la dette, oui, elle a augmenté. Elle a augmenté parce qu’on a investi. Pour pouvoir réaliser un certain nombre de choses. Mais il y a un truc qui s’appelle le ratio de solvabilité. C’est le nombre d’années qu’il nous faudrait pour rembourser nos emprunts. Un bon baromètre de la santé financière d’une ville. Quand je suis arrivé, ce ratio de solvabilité était à 9,2 ans. C’est-à-dire dans la zone orange. Aujourd’hui, il est à 4,7 en 2025, dans la zone verte. Et en diminuant de 10 % le nombre d’employés municipaux, alors qu’on a employé une centaine de plus de policiers municipaux. C’est ça, la gestion de la ville. Pour l’instant, les prévisions, elles sont sur 40 millions d’investissements par an. Est-ce qu’il faudra diminuer ? Ça dépend aussi des choix. Mais si une majorité nationale vote des baisses des aides aux collectivités, ça sera plus compliqué.

Sur la sécurité, éternel débat au conseil municipal, l’investissement de la Ville, conséquent, est-il payant ? Béziers est-elle plus sûre ?

Ce n’est pas un débat. Un mensonge éternellement, n’en fait pas autre chose qu’un mensonge. Demandez aux Biterrois ! Promenez-vous dans la ville ! C’est comme si vous me disiez que la place Jean-Jaurès, elle est plus moche qu’elle ne l’était avant. Personne ne peut vous croire. Oui, il y a des problèmes d’insécurité. Une partie des problèmes d’insécurité à Béziers sont liés, encore une fois, à l’immigration […] Et on ne peut pas dire qu’il faut expulser les gens en situation irrégulière et dire qu’on est contre les CRA (Centre de rétention administrative, NDLR) !

Le CRA, c’est un projet de l’État à proximité de la prison du Gasquinoy, que vous avez accompagné. Il n’a pas fait l’objet de modification du Plu, le Plan local d’urbanisme…

Cela s’est fait par arrêté préfectoral. Et pour répondre aux manifestants : ça coûte 50 millions, et ça ne coûtera pas un centime à la Ville. On a même vendu des terrains à l’État. Et c’est une bonne chose. Oui, les gens qui se comportent mal et qui sont en situation illégale, on doit les foutre dehors. Pour parler encore plus clairement. Et un CRA, toutes les villes du RN ont refusé d’en mettre chez eux. […] Or 10 % des OQTF sont expulsés sans passer par un CRA, 42 % le sont quand ils passent par un CRA. Ça s’appelle prendre ses responsabilités. Sauf qu’ils ne le veulent pas. Parce qu’ils sont démagos. Et le CRA va générer des emplois, on aura 150 policiers en plus qui vont loger et habiter dans le Biterrois.

Un sondage vous a donné favori, élu dès le premier tour. Est-ce que vous êtes, du coup, serein pour aborder ce scrutin ?

Je ne suis jamais serein. Je ne suis jamais serein quand je vais à la télé pour faire une émission de télévision. Je suis un anxieux perpétuel. Je doute tout le temps de moi. Je n’ai aucune certitude qui ferait que tout ça est gagné d’avance. Vous avez vu la campagne qu’on mène ? Les militants sont partout. On distribue un nouveau tract chaque semaine. Sécurité, jeunesse, économie, propreté… On va traiter tous les thèmes. Et de tout ça, on fera un programme qui sera disponible la semaine prochaine. Je ne me contente pas d’un bilan dont je pense que les Biterrois ont de quoi être fiers. On a plein de propositions à leur faire.

Pouvez-vous parler de votre liste ?

Il y aura comme chaque fois un renouvellement. Avec des gens qui auront une qualité : ils seront des honnêtes gens qui pensent à autre chose qu’à eux-mêmes. Un bon tiers de la liste va être renouvelé. C’est moins qu’en 2020, où on avait renouvelé la moitié à peu près. Parce que l’équipe fonctionne bien.

Si vous êtes réélu en mars prochain, dans six ans, vous ferez quoi ?

Ah, j’ai changé radicalement d’avis (rires). Il y a un truc qui s’appelle Béziers Antique pour lequel il y a 30 ans de construction. Je n’exclus plus, au grand désespoir de mes opposants, d’être maire dans 30 ans et d’être peut-être le plus vieux maire de France pour inaugurer la fin des travaux de Béziers Antique.

Contenus de la page

Un mot sur l’Agglo ?

« Elle a changé de braquet, elle a fait des investissements comme elle n’en a jamais fait. Elle a aidé les communes comme elle ne les avait jamais aidées. J’ai poussé l’abnégation jusqu’à ce que les aides en fonctionnement de l’Agglo aux communes existent pour toutes sauf Béziers. Je trouvais que c’était une façon d’être équitable. » Évidemment, s’il est réélu maire de Béziers, il sera candidat à la présidence de l’Agglo : « L’Agglo ne peut être dirigée par quelqu’un d’autre que le maire de la ville-centre. On a vu ce que ça a donné le mandat précédent. »

 

https://www.midilibre.fr/2026/02/06/municipales-2026-a-beziers-je-vais-dabord-gagner-la-mairie-et-cest-ma-seule-priorite-robert-menard-vise-un-troisieme-mandat-13207532.php

.

S'inscrire

spot_imgspot_img

A découvrir aussi
Toute l'info à Béziers

XV de France – Jefferson Poirot de retour, Fabien Brau-Boirie au centre, les Rochelais ménagés : la composition probable des Bleus avant le match...

Le XV de France a débuté ce lundi sa préparation pour la première partie du Championnat des Nations. Comme attendu, les Rochelais qui ont disputé le barrage dimanche soir ont été ménagés. En fin de séance, la...

Acteurs du SPRO : exprimez vos besoins de professionnalisation

Partagez vos besoins pour enrichir les actions de demain

Pour faire évoluer l'offre de professionnalisation et l'adapter aux réalités de vos pratiques professionnelles, le Carif-Oref Occitanie et la Région Occitanie lance une consultation auprès des acteurs du Service public régional de l'orientation (SPRO).

En quelques minutes, ce questionnaire vous permet de partager :

  • vos besoins de développement des compétences ;
  • les sujets qui vous semblent prioritaires ;
  • vos attentes concernant les formats d'animation ;
  • vos suggestions pour enrichir l'offre proposée.

Les réponses recueillies contribueront directement à la construction des futures actions de professionnalisation des acteurs du SPRO.

Accéder au questionnaire


Field agronomist (h/f) cdi – Saint-sauveur

Syngenta Production recrute Field agronomist (h/f) cdi - Saint-sauveur - Chez Syngenta Seeds Field Crops, nous façonnons l'avenir de l'agriculture et donnons aux agriculteurs les moyens de répondre à la demande toujours croissante en alimentation et en carburant. Nous sommes une puissance mondiale de l'Ag Tech, dont le siège est aux États-Unis, avec des experts locaux passionnés qui collaborent avec les agriculteurs pour fournir des solutions créant des opportunités de marché. Nous associons la sélection de précision, le choix de traits biotechnologiques avancés et des plateformes numériques pour des performances inégalées sur le terrain. Nos semences contribuent à atténuer les risques tels que les maladies, les insectes, les mauvaises herbes et les conditions météorologiques extrêmes, tout en promouvant des pratiques agricoles durables qui protègent et améliorent notre planète. Rejoignez notre mission de révolutionner la sécurité alimentaire et de transformer l'agriculture.

« Les limites sont franchies » : un élève de 3ème frappe sa professeure, les enseignants arrêtent les cours et réclament en urgence une équipe de...

L'agression s'est produite dans la matinée de ce mardi 16 juin 2026 au collège de la cité scolaire de La Serre de Sarsan à Lourdes (Hautes-Pyrénées). Un élève a agressé physiquement sa professeure de sport. Les enseignants ont fait jouer leur droit de retrait.