Gilles d’Ettore, qui n’avait pas respecté son contrôle judiciaire, en rencontrant notamment un témoin du dossier de la voyante, avait été replacé en détention provisoire le 21 janvier.
La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier, saisie par Gilles d’Ettore, l’ancien maire d’Agde (Hérault), qui contestait son placement en détention provisoire, a tranché ce jeudi 29 janvier : le quinquagénaire est remis en liberté.
Gilles d’Ettore avait été interpellé le 21 janvier, présenté au juge d’instruction qui avait demandé et obtenu son placement en détention provisoire pour violation de son contrôle judiciaire. Mis en examen depuis mars 2024 pour « prise illégal d’intérêt », « détournement de biens publics » et « corruption passive » dans l’affaire dite de la voyante, il avait purgé trois mois de détention provisoire avant d’être libéré en juin 2024.
Contenus de la page
Obligations
Depuis, il avait toute une série d’obligations à respecter le temps de l’instruction judiciaire. Notamment de ne pas paraître dans l’Hérault et de ne pas rencontrer une liste de 69 noms, cités dans l’affaire ou travaillant à la mairie et à la communauté d’agglomération.
Mais en fin et en début d’année 2026, coup sur coup, Gilles d’Ettore a perdu son frère, puis sa mère, obtenant des dérogations pour venir aux obsèques à Agde. Mais les jours suivant, il a été vu avec un des témoins du dossier de la médium, dans l’arrière-salle d’un bureau de tabac, puis s’en prenant à l’actuel maire Sébastien Frey, lors d’une cérémonie au centre nautique.
Dans cette affaire, Sophia Martinez, la médium soupçonnée d’avoir manipulé le maire pour obtenir différents avantages – travaux, embauches, financement de son mariage et de voyages – a, elle aussi, été un temps renvoyée en prison après n’avoir pas respecté son contrôle judiciaire. C’était en septembre, parce qu’elle était revenue s’installer dans l’Hérault pour être avec ses enfants, elle avait purgé plus d’un mois de détention provisoire supplémentaire avant d’être libérée.
« C’est une injustice »
« Ce ne sont pas des violations graves, remettez-le en liberté, ce retour en prison c’est de la vexation, combien de fois les contrôles judiciaires ne sont pas respectés, c’est une injustice » avait plaidé son avocat Me Darrigade le 27 janvier. La cour d’appel l’a entendu. Gilles d’Ettore, qui s’apprêtait à se déclarer candidat pour les municipales du mois de mars à Agde, va-t-il franchir le cap ? Le détail du contrôle judiciaire n’est pas encore connu.
.
