L’Institut du cancer de Montpellier a inauguré, ce vendredi 23 janvier, son tout nouveau robot : le Da Vinci 5. Il permet d’opérer les patients avec plus de précision et de favoriser le rétablissement.
Un robot unique en France vient d’arriver à l’Institut du cancer de Montpellier : le « Da Vinci 5 », pour 5e génération, a été inauguré ce vendredi 23 janvier. Cet appareil fabriqué par une entreprise américaine permet aux patients d’être encore mieux opérés. Et ce, même si les chirurgiens travaillent à distance ! Ils incisent, coupent et retirent les tissus malades à l’aide de petites pinces qu’ils manipulent depuis une machine à côté de la table opératoire.
« Le chirurgien met la tête dans la console », décrit le professeur Philippe Rouanet, chirurgien viscéral et enseignant à la faculté de médecine de Montpellier. « Vous avez une vision en 3D de l’intérieur du patient : on voit comme si le chirurgien était dans le ventre du patient. » La qualité des images est telle que « ça amène une précision dans la dissection qu’on n’a pas avec la vision naturelle » , reconnaît le chirurgien Marian Gutowski. Pour s’équiper d’un tel robot, l’ICM a déboursé « plus de deux millions d’euros, sans compter les frais de maintenance », indique le professeur Philippe Rouanet.
Un rétablissement plus facile pour le patient
Le médecin bouge les instruments du robot avec ses doigts mais ça permet « une précision du geste parce que le robot ne tremble pas« , souligne le professeur Philippe Rouanet. Il peut donc enlever la tumeur précisément et laisser les « organes à respecter, notamment les nerfs ou les vaisseaux ». Pour le patient, ce type d’opération plus précise et plus fine, « permet d’avoir moins de complications derrière ou de complications à long terme », ajoute le chirurgien Marian Gutowski.
Il existe 1.200 robots de ce type dans le monde : les chirurgiens peuvent s’appeler, montrer leur opération en direct et s’échanger des conseils. Ils pourraient même prendre les commandes et directement opérer un patient à l’autre bout de la planète mais ce n’est pas le cas pour une question médico-légale : en cas de problème, qui serait responsable ? La justice n’a pas tranché.
.
