En mai dernier, un gigantesque incendie avait détruit plus de 180 bungalows. Alors qu’un expert judiciaire doit rendre son rapport avant l’été sur les causes du sinistre, Paul-Henri Poujol, épaulé par le groupe familial, entame une rénovation sur près de 2 hectares.
Des mois plus tard, les images de l’impressionnant incendie du camping les Sables d’Or, qui s’était déclaré dans l’après-midi du 27 mai dernier, alors qu’une violente Tramontane venait de se lever, sont toujours dans les mémoires. Des clients bien sûr, dont l’évacuation dans le calme et en bon ordre par le personnel du camping et les secours avait permis de ne pas engager de bilan humain, par les voisins directs ensuite, avec des villas qui ont été léchées par les flammes, chez les propriétaires du site évidemment, qui ont vu plus de 180 de leurs préfabriqués partir en fumée à quelques semaines de l’été.
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Même la terre a été purgée sur 15 cm
En ce début d’année, l’heure est à la reconstruction. Si l’enquête est toujours en cours – l’expert judiciaire mandaté par le tribunal doit rendre son rapport avant l’été – la famille Poujol a entrepris d’importants travaux sur les deux hectares qui ont été touchés par l’incendie. « Nous avons enlevé les épaves, les encombrants, dessouché les arbres brûlés et purgé la terre sur 15 cm pour enlever les polluants », nous explique Paul-Henri Poujol, le propriétaire.
Des bungalows éloignés du voisinage et espacés
Dans un souci de conciliation avec un voisinage encore secoué par l’épisode, décision a été prise de positionner les nouvelles habitations bien en retrait des limites prévues par la loi. De l’espace, des bungalows plus écartés les uns des autres… le sinistre a enclenché une réflexion en profondeur sur les standards habituels de l’hôtellerie de plein air.
En attente du rapport de l’expert, les assurances n’ont couvert que partiellement les dégâts. Aussi, le réaménagement du secteur touché se fait en fonds propres. « C’est le groupe familial dans son ensemble qui avance la trésorerie, afin d’assurer la pérennité de l’entreprise », témoigne Paul-Henri Poujol. Car le temps presse. Dans une activité qui recourt massivement à l’emprunt dans un souci d’entretien permanent et d’investissements, les Sables d’Or ont perdu 20 % de leur chiffres d’affaires l’an passé. Une situation qui n’a que trop duré.
Un plan global de rénovation du camping
Sur place, on constate que la requalification du secteur touché par le feu s’intègre dans un plan de rénovation global du camping. Un secteur dédié aux pirates, dans l’esprit des hôtels Cap Pirate et Pirates World voisins, vient d’ailleurs d’être achevé. Signe que le renouveau est en marche.
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