Ce mardi 20 janvier 2026, les élèves et le personnel du lycée Notre-Dame de Bon Secours à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ont été évacués. Tous avaient reçu un message menaçant de faire exploser les lieux et d’égorger ceux qui s’y trouvaient.
C’est un message particulièrement violent et menaçant qu’ont reçu élèves et personnels du lycée privé catholique Notre-Dame de Bon Secours à Perpignan.
Ce mardi 20 janvier, au petit matin, le message tombe sur la messagerie de l’application pédagogique utilisée dans le lycée. « Nous venons de la part de l’état islamique » débute le message. « Je vous écris ce message pour vous annoncer ma décision. J’ai enfin décidé de mener mon projet à bout (…) Aujourd’hui, je ferai exploser l’établissement tout entier vers 10/11h et je décapiterai tous vos corps de kuffars ».
Une alerte prise très au sérieux et directement adressée aux services de police, autour de 8h. Les élèves et les professeurs ont d’abord été évacués vers un centre commercial voisin, à 500 mètres du lycée. Un important dispositif policier, conjoint entre la police municipale et nationale, a également été mis en place aux abords de l’établissement. La rue est totalement coupée.
Des recherches visuelles ont eu lieu à l’intérieur du lycée, pour vérifier un sac ou paquet suspect. L’auteur du message menaçant d’avoir « mis du C4 (poudre explosive) partout dans l’établissement et dans les classes ». Dans un communiqué de presse, le Préfet des Pyrénées-Orientales précise que « les forces de l’ordre ont procédé à une opération de levée de doute, qui a permis d’écarter toute menace sur la sécurité des élèves ».
Pour l’heure, aucun élément n’a filtré sur l’origine des menaces. Dans un second message, toujours envoyé via la messagerie du lycée, celui qui se présente comme un soldat envoyé par l’état islamique assure se trouver à Clermont-Ferrand, en donnant une adresse précise, avec « des mécréants pris en otage ». Il demande de l’argent « au directeur » et menace de tuer les otages s’il ne reçoit pas l’argent évoqué.
Toujours dans son communiqué de presse, le Préfet des Pyrénées-Orientales explique qu’ « une enquête est ouverte sous l’autorité du Parquet pour faire toute la lumière sur cette menace ».
