Il y a 10 ans, à l’occasion de la COP 21 à Paris, mais aussi à cause des attentats de novembre, l’État rétablissait les contrôles aux frontières. Plusieurs associations se sont rassemblées à la frontière espagnole pour dénoncer une politique qu’elles jugent discriminante envers les étrangers.
Ils étaient une soixantaine à protester contre le rétablissement des contrôles aux frontières côté français. Des contrôles qui ont fait leur retour en 2015, suite à la COP21 et aux attentats terroristes. 10 ans plus tard, alors que le gouvernement a choisi de maintenir ce dispositif, les manifestants sont venus crier leur colère à quelques mètres de la frontière.
« 10 ans qu’il y a des abus, des contrôles discriminatoires. 10 ans que les gens sont empêchés de faire des demandes d’asile. Les mineurs sont ignorés et renvoyés d’un côté et de l’autre de la frontière », regrette Dominique Ségard, bénévole à la Cimade Pyrénées-Orientales.
Les manifestants sont venus des deux côtés de la frontière à l’image des Catalans, pour qui l’histoire des exilés espagnols trouve un écho particulier dans cette mobilisation.
10 ans qu’il y a des abus, des contrôles discriminatoires.
Dominique Ségard, bénévole à la Cimade Pyrénées-OrientalesFrance 3 Pays catalan
« Nous croyons qu’il est primordial d’être ici parce qu’il y a plusieurs décennies, les Espagnols ont aussi eu à subir l’exil et la guerre civile. Ils ont essayé de traverser les frontières avec plus ou moins de difficultés, et c’est quelque chose qui reste très présent », ajoute Maria Creixell , coordinatrice de l’association « Obrim Fronteres ».
Plusieurs autres mobilisations ont eu lieu au même moment dans d’autres villes frontalières de France comme Menton ou encore Hendaye.
Écrit avec Jordan Lasserre et Marie Boscher.
