Dans un communiqué, un syndicat de personnel de la prison de Béziers tire la sonnette d’alarme : de plus en plus d’armes sont découvertes au sein de l’établissement pénitentiaire, notamment en raison d’une recrudescence de livraisons par drone.
Un fléau qui pourrait très mal se terminer. Ce mardi 2 décembre, le syndicat UFAP UNSa Justice met en garde sur la situation au sein du centre pénitentiaire de Béziers. « Les surveillants, déjà fortement sollicités, doivent faire face à une forte augmentation des saisies telles que : couteaux, armes de fabrication artisanale, téléphones portables et produits stupéfiants », écrit l’organisation syndicale, dans un communiqué.
« Pas plus tard que ce week-end, on a trouvé un couteau de cuisine de 20 cm, informe encore le secrétaire local UFAP UNSa, David Parmentier, joint par Midi Libre. Le problème, c’est que ça peut finir en prise d’otage ou en règlement de compte. Et à cause de la drogue, les détenus sont désinhibés et se transforment en « lama », à cracher sur les surveillants en criant qu’ils ont le sida ou l’hépatite. »
La solution ? Une fouille intégrale de la prison selon le syndicat
Selon lui, la cause de cette recrudescence est bien identifiée par les surveillants pénitentiaires. « On a un retour des drones et des projections de colis vers l’établissement, pense-t-il. Les collègues de nuit entendent leur bourdonnement et tous les objets trouvés ne peuvent pas se cacher au parloir, ce n’est pas possible. Le système anti-drone a été installé l’année dernière, peut-être qu’il fonctionne mal ou qu’il est déjà obsolète. »
Pour le syndicat UFAP UNSa Justice, une parade existe pour lutter contre tous ces objets interdits en détention : une fouille intégrale de toute la prison doit être effectuée, au renfort de nombreux policiers.
« Depuis que je suis au syndicat, en 2019, il n’y en a eu aucune, pointe David Parmentier. Ça se fait très souvent par secteur, mais jamais de manière complète. Pour faire place nette, un nettoyage important doit être effectué de temps en temps. »
Contactée, la direction de la prison n’a pas répondu aux sollicitations de Midi Libre.
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