C’est une technologie américaine qui existe depuis quelques années, mais qui est remboursée par la Sécurité sociale depuis seulement cet été. Il permettrait de réduire 70% des symptômes de l’apnée du sommeil.
C’est un petit boitier qui ressemble à un pacemaker et qui repose sur le même principe : il est implanté au niveau de la cage thoracique. Lorsque le patient est endormi, et lorsque ce neurostimulateur détecte une pause respiratoire, il envoie alors un signal, une impulsion électrique qui va faire avancer la langue et permettre à l’air de circuler plus facilement : « En gros, vous avez une électrode qui capte le système inspiration, expiration. En fin d’expiration, ça donne le signal à la pile de stimuler le nerf qui fait tirer la langue », explique le docteur chirurgien ORL Vincent Trévillot.
Le dispositif est relativement nouveau, c’est l’entreprise américaine Inspire qui l’a conçu en 2007. « On avait huit patients tests en 2020 », détaille le docteur Vincent Trévillot. Depuis environ un an, la Sécurité sociale rembourse cette solution médicale à 100%**. Depuis, « on a déjà opéré une centaine de patients. » « Le but, c’est de poser un à deux neurotransmetteurs par mois », complète son collègue, le chirurgien ORL François Marlier.
Les deux chirurgiens de la clinique Beausoleil programment des visites de contrôle régulières avec les patients pendant deux ans pour s’assurer que tout va bien. À l’aide d’une tablette, ils ont accès à l’implant du patient et peuvent ajuster la puissance et la récurrence du dispositif. « Le patient a une télécommande chez lui, qui lui permet d’activer le dispositif quand il s’endort, avec une période de latence, et de le désactiver au réveil », commente le docteur Vincent Trévillot.
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Une solution « ultime »
Les docteurs précisent que le neurotransmetteur est une solution « ultime », à savoir de troisième instance pour traiter l’apnée du sommeil : seulement si les deux autres dispositifs présents sur le marché ne fonctionnent pas. « Le système par ventilation (PPC) reste le plus efficace pour traiter l’apnée du sommeil, à 95% . » Ensuite, il y a l’orthèse dentaire, qui permet de faire avancer la mâchoire en dormant. « C’est seulement s’il y a une intolérance envers ces deux traitements qu’on peut avoir recours au neurotransmetteur« , détaille le docteur François Marlier. « Il ne faut pas être atteint d’obésité, ni avoir une apnée du sommeil trop sévère, car le traitement permet de réduire les indices d’apnée d’environ 70%.«
En France, entre 4 % et 10 % de la population adulte souffre de syndrome d’apnée du sommeil, qui peut être handicapant au quotidien. Pour les cas les plus sévères, il y a un risque d’accidents cardiovasculaires.
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