Comment a été perçu ce dernier test match de l’année de l’extérieur ? Voici l’œil de la presse étrangère sur ce France – Australie remporté par les Bleus, ce samedi à Saint-Denis.
« La France triomphe dans un match sens dessus dessous », « une partie à rebondissements »… The Guardian et la presse étrangère de manière générale ont apprécié le spectacle, ce samedi soir au Stade de France.
Le média australien Rugby AU est longuement revenu sur cette dernière sortie annuelle des Wallabies, qualifiée de « meilleure performance de la tournée ». Pour tenter de trouver une explication à leur échec, la discipline est pointée du doigt : « De ce point de vue, les deux mi-temps à deux visages ont provoqué le final plus abouti de la France. Ils (les Australiens) étaient proches de la perfection (3 pénalités en première période) mais la seconde (10) leur a coûté trop cher. Même si les coups de sifflet relevaient de fautes difficilement reprochables, elles intervenaient à des moments décisifs de la partie. »
Du reste, le média consacré au rugby résume : « Les visiteurs ont sérieusement inquiété les Français, les poussant jusqu’au bout à la mi-temps. Cependant, la classe de la ligne arrière tricolore, menée par l’ailier Louis Bielle-Biarrey, a suffi à faire la différence. »
« LBB » dans tous les esprits
« Trop tard pour le prix de meilleur joueur du monde, ironisait Rugby AU. C’était peut-être déjà décidé, mais Louis Bielle-Biarrey a plaidé sa cause brillamment pour être élu aux World Rugby Awards. » Nommé, l’ailier girondin sera en fait dépassé par Malcolm Marx, le talonneur sud-africain (par ailleurs nommé homme du match quelques minutes plus tôt à Dublin). « Son essai était un aperçu parfait de ces qualités exceptionnelles, tapant par-dessus et chassant dans un trou de souris, et laissant les Wallabies dans le rétroviseur. Sa vitesse s’est avérée impossible à égaler également sur son deuxième essai, quand il scellait la victoire des siens. » De quoi s’interroger sur l’annonce faite par World Rugby du lauréat à 21h03, soit avant le coup d’envoi au Stade de France…
The42, site irlandais spécialisé, a lui aussi salué la performance du Français auteur d’un doublé : « Bielle-Biarrey a prouvé sa classe dans une prestation paresseuse des vainqueurs du Tournoi […] L’ailier et son casque rouge déjà emblématique sont parvenus à passer la barre des 20 essais en 22 apparitions seulement depuis sa première internationale en 2023. »
OnRugby, l’équivalent italien, a apprécié un « grand spectacle » entre deux équipes « à la recherche active d’une victoire cruciale », qui se sont « offert une lutte vaillamment combattue pendant l’intégralité de la rencontre, se répondant coup pour coup, essai pour essai (12 au total) ! » Là aussi, on sort du lot un « Louis Bielle-Biarrey spectaculaire qui a démontré toutes les capacités dans son répertoire ».
Les voix contre Schmidt vont se multiplier, inévitablement
La presse britannique s’est surtout attardée sur la tournée européenne sans victoire des Australiens, « la première en 67 ans », pointe la BBC. « La pression continue de s’accumuler sur les épaules du coach accablé Schmidt, observe The Guardian. Sa formation est la première équipe australienne à perdre dix tests matchs dans une année civile, tandis que son pourcentage de victoire est descendu en dessous de 40 %. » Pour rappel, Joe Schmidt a accepté, malgré sa volonté de retraite, de tirer jusqu’à l’été 2026, au moment où il laissera sa place à Les Kiss, après son mandat chez les Queensland Reds. « Mais les voix s’élevant en faveur de la démission de Schmidt vont se multiplier, inévitablement », estime le quotidien.
The Sydney Morning Herald, dans une chronique, appelait a contrario à arrêter de céder à cette facilité : « Blâmer le sélectionneur est une façon enfantine de faire face à un panorama rugbystique complexe », exprime Paul Cully, citant également les coachs Townsend, Robertson et Galthié, tous trois largement remis en question.
Surtout, l’un des enseignements au classement mondial, puisque l’Australie va devoir se contenter de finir l’année hors du top 6, ce qui veut dire que le tirage au sort de la Coupe du monde « maison », le 3 décembre prochain, lui réservera nécessairement une tête de série dans la poule
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