L’Hérault est le cinquième département de France où les sangliers ont le plus été tués par les chasseurs sur la saison 2024-2025 d’après un rapport de l’Office français de la biodiversité et de la Fédération nationale des chasseurs. Plusieurs facteurs expliquent la prolifération de l’animal.
Avec 21.875 sangliers tués dans l’Hérault lors de la saison de chasse 2024-2025, notre département est le cinquième de France où l’animal a le plus été tué par des chasseurs selon un bilan publié mi-novembre par l’Office français de la biodiversité (OFB) et la Fédération nationale des chasseurs (FNC). Ce taux de prélèvement s’explique, en partie, par la prolifération de l’espèce dans l’Hérault selon Max Alliès. Le président de la Fédération de chasse de l’Hérault estime qu’il y a environ 50.000 spécimens dans le département au début de saison.
Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation de la population de sangliers. « Tout d’abord, le réchauffement climatique. On constate que la reproduction est très bonne puisqu’on arrive à avoir trois portées sur deux ans alors qu’avant, on avait une portée par an », explique Max Alliès, le président de la Fédération de chasse de l’Hérault. « Aussi, il y a peu de mortalité de marcassins : avant sur une portée de cinq marcassins, il y en avait à peu près trois qui arrivaient à l’âge adulte, les autres mourraient pour des raisons d’alimentation, de froid, etc. »
Des sangliers jusqu’en bord de mer
« Notre département a subi l’exode rural, la déprise agricole, donc il y a beaucoup plus de broussailles, de garrigues, de zones que le sanglier adore », ajoute Max Alliès. C’est ce que constate Yves Robin, le maire du Poujol sur Orb, commune à l’ouest de Bédarieux. « On a une maison qui n’est pas habitée depuis quelques années et les sangliers ont trouvé la bonne solution de venir se réfugier dans le jardin. Ils ne sont pas dans la maison, mais presque. » Les habitants de ce village des Hauts cantons sont habitués à voir des sangliers « mais pas dans le village, c’est la première fois ». Et ça commence à poser un problème : « Les gens qui se promènent les ont vus et ils se sont faits courser par les sangliers, donc les gens commencent à avoir un petit peu peur. »
L’urbanisation du sud du département ne repousse pas les sangliers, au contraire. Cet animal sait que dans les « zones urbaines et périurbaines, il est protégé puisqu’on ne le chasse pas, notamment pour des raisons de sécurité ». « Aujourd’hui, jusqu’au bord de la mer, il y a des populations de sangliers importantes. »
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