Lundi soir, le conseil communautaire du Grand Pic-Saint-Loup (Hérault) a rendu deux avis défavorables. L’un porte sur le renouvellement et l’extension de la carrière de Murles, l’autre sur la création d’une zone de stockage de déchets inertes. L’enquête publique se termine ce mercredi 12 novembre.
« Une victoire de la mobilisation, du bon sens et de la démocratie locale » se réjouit le conseiller municipal des Matelles, Emmanuel Pla, après les deux avis défavorables rendus lundi soir par le conseil communautaire du Grand Pic-Saint-Loup qui regroupe 36 communes. L’un porte sur le renouvellement et l’extension de la carrière de Murles, l’autre sur la création d’une zone de stockage de déchets inertes.
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Carrière exploitée depuis 1993
Dans un communiqué, la Communauté de communes du Grand Pic-Saint-Loup (CCGPSL) justifie ces avis par un souci de protéger la ressource en eau puisque « les dispositifs proposés apparaissent insuffisants » et alors que la carrière se situe au-dessus de la nappe phréatique du Lez.
Cette nappe alimente également en eau potable plusieurs communes de la Métropole de Montpellier, ce qui a poussé cette dernière à rendre, elle aussi, un avis défavorable ce lundi, pour les mêmes raisons. « La préservation de cet aquifère revêt un caractère essentiel pour la sécurité hydrique du territoire à court et à long terme » explique la Métropole.
Doubler la surface d’exploitation
La CCGPSL invoque également la préservation de la biodiversité et les nuisances pour les riverains. « L’organisation de l’exploitation devra limiter le nombre de rotations de camions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et les nuisances sonores et atmosphériques (trafic, poussières) » précise la collectivité.
Creuser plus profond au dessus de la source du Lez
Dans le projet présenté par Languedoc Granulats, société appartenant pour moitié à Lafarge, il est prévu d’exploiter le site pour 30 années supplémentaires, de multiplier par deux la surface d’exploitation, de déboiser 25 hectares et de creuser encore un peu plus profond, sans compter la création d’une Installation de stockage de déchets inertes (ISDI).
L’enquête publique a été lancée le 15 aout, elle se termine ce mercredi 12 novembre.
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