XV de France. « Au banc des accusés » : les remplaçants n’ont pas eu l’effet escompté face à l’Afrique du Sud

Si les Bleus ont totalement craqué dans le dernier quart d’heure, c’est aussi parce que les remplaçants n’ont clairement pas eu le rendement escompté. Alors que l’apport de ceux sud-africains fut autrement plus impressionnant.

Qui se plaît vraiment à multiplier les parallèles avec le quart de finale de Coupe du monde perdu en 2023 ? Réponse évidente : personne. Pourtant, il y a eu samedi soir, en ces mêmes lieux et face au même adversaire, quelques relents trop gros pour être évités. Parmi eux, l’un des sujets souvent revenu depuis que Fabien Galthié est devenu le sélectionneur du XV de France : l’apport des remplaçants. Au milieu de son premier mandat, le technicien – conscient que son équipe avait perdu trop de bras de fer dans les ultimes minutes – avait volontairement mis l’accent sur la composition de son banc pour le renforcer et le densifier. Même si le propos semblait excessif, il assurait même composer sa feuille de match en débutant par le choix de ses fameux « finisseurs ». À son crédit, le staff tricolore était alors parvenu à rectifier le tir… jusqu’à ce funeste quart contre les Springboks. « Ce match, on le perd aussi sur le coaching et l’apport du banc », avouait sans détour Laurent Labit, alors entraîneur de l’attaque, dans ces colonnes récemment.

Du coup, ce fut encore l’un des chantiers principaux de Galthié et ses adjoints depuis l’entame du deuxième mandat. Et cela avait accouché, lors du dernier Tournoi des 6 Nations, d’une innovation directement inspiré des Sud-Africains. À savoir la décision de former un « bomb squad » (entendez un banc composé de sept avants et un trois-quarts, N.D.L.R.) pour finir la compétition, et surtout la remporter. Une stratégie alors adaptée à l’évolution du projet du jeu, axé sur le travail des avants autour du numéro 9, diabolique pour les opposants mais extrêmement énergivore pour les joueurs du pack. Pour autant, à l’heure de commencer la tournée d’automne, l’encadrement bleu est revenu à une option plus classique, celle du « 6-2 » (six avants et deux trois-quarts, N.D.L.R.), dictée notamment par les forces du moment en présence. Mais il est une vérité implacable : si la France menait de quatre points à la 65e minute, et si elle s’est inclinée de quinze longueurs au coup de sifflet final, c’est forcément que les remplaçants n’ont pas eu le rendement escompté.

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Galthié : « On avait fait un pari »

Certes, ce n’est sûrement pas la seule explication mais celle-ci ne peut être occultée. Parce qu’elle a coûté trop cher, que les Gros, Aldegheri, Taofifenua ou Lucu, pourtant habitués du haut niveau, n’ont pas suffisamment assuré. Alors, il est où le problème ? Dans les noms couchés sur le banc ? Dans le manque de puissance de certains profils (Auradou et Jegou) qui n’ont su renverser le cours des choses ? Dans le fait de s’être privé de Grégory Alldritt ? Dans le manque de réservoir à quelques postes ? Ou dans l’entrée prématurée de divers éléments ? Bref, question d’équilibre ou de coaching… « On avait fait un pari sur le coaching qui nous semblait très important, se justifiait Galthié. L’Afrique du Sud est très performante depuis le début de la saison sur ses fins de matchs. Il n’y a que lors de leur premier match de Rugby Championship contre l’Australie où elle a eu une deuxième mi-temps difficile. Depuis, elle a clairement construit une stratégie où elle impose sa puissance en seconde période. On a voulu mettre en place une équipe pour être capable de ne pas lâcher de terrain à ce moment-là. Ça a été le cas jusqu’à la 60e alors qu’on avait déjà coaché une partie de notre banc. On a d’ailleurs eu des temps forts, mais on n’a pas marqué. Et puis derrière, vous avez vu le scénario… On peut être déçu, mais c’est une déception collective qui ne s’adresse surtout pas aux joueurs qui sont rentrés sur le terrain. Ils ont donné individuellement tout ce qu’ils pouvaient. » Mais cela n’a pas suffi. Comme il y a deux ans. Et c’est encore un point qui sépare les Bleus des Springboks, dont l’expertise des « suppléants » fut encore impressionnante.

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https://www.rugbyrama.fr/2025/11/10/xv-de-france-au-banc-des-accuses-les-remplacants-nont-pas-eu-leffet-escompte-face-a-lafrique-du-sud-13043085.php

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