Rodrigue Neti sera encore en première ligne du choc au sommet face à Bordeaux-Bègles, ce dimanche. Sur la lancée de sa bonne fin de saison passée, le pilier gauche de 30 ans fait aujourd’hui partie des cadres de la maison toulousaine. Sans pour autant avoir retrouvé les Bleus…
Parmi les rares constantes du Stade toulousain cette saison, il y a cette statistique qui ne veut pas dire grand-chose après cinq journées mais qui n’en reste pas moins symbolique : à chaque fois que Rodrigue Neti a commencé une rencontre, les champions de France se sont imposés. C’était le cas à Clermont, contre Perpignan et face à Castres.
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Le pilier gauche reste sur la lancée de sa fin de saison dernière qui l’avait vu s’affirmer comme le premier choix au poste. Ses dix-huit titularisations sur l’exercice – la dernière, en finale de Top 14 – constituent une nouvelle marque référence, à titre personnel. À 30 ans, Rodrige Neti figure parmi les cadres – discrets et méconnus, certes – de la maison rouge et noire. Et se pose donc, de facto, en candidat crédible au XV de France sur le papier. Si son nom ne revient que rarement dans les discussions, cette valeur sûre du poste, rompue au haut niveau, n’a pas pour autant tiré un trait sur la sélection : « Bien sûr que les Bleus restent un objectif, a réagi ce vendredi l’intéressé lorsque la question lui a été posée. Avec Toulouse, je joue, j’enchaîne. Tant mieux pour moi. Après, l’équipe de France, c’est un autre débat. Ça dépend avant tout de mes performances en club mais aussi de la manière dont on gère la concurrence. Il faut déjà réussir sur ce point pour espérer être appelé. Quoi qu’il en soit, ma priorité, c’est Toulouse. On verra pour la suite… » Ses deux seules sélections remontent à 2020 lors d’une Autumn Nations Cup qui avait donné lieu à une revue d’effectif.
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Si je commence à me reposer sur mes acquis…
Entre un Cyril Baille déterminé à retrouver son meilleur niveau après avoir soigné ses pépins physiques et un Benjamin Bertrand qui pousse fort derrière, le natif de Nouméa est déjà soumis à une forte concurrence en club. Cette émulation, qui aurait pu être un frein à son épanouissement, est clairement devenue un de ses moteurs : « Bien sûr que c’est une bonne chose. C’est ce qui fait que je reste en éveil. Aujourd’hui, j’arrive à enchaîner mais je sais que si je commence à me reposer sur mes acquis, ce ne sera pas bon. Il faut toujours essayer d’aller chercher le plus loin possible parce que ça peut aller vite dans l’autre sens. »
David Mélé, entraîneur assistant des skills du Stade toulousain et ancien joueur de Perpignan, revient sur les incidents provoqués par les supporters de son ancien club. pic.twitter.com/knhy08xByf
— RUGBYRAMA (@RugbyramaFR) October 10, 2025
L’homme aux 198 apparitions en rouge et noir aura une nouvelle occasion de montrer sa valeur ce dimanche dans l’affiche de la 6e journée qui opposera le champion de France à son dauphin. Un choc dans lequel il compte montrer la voie par les actes plus que par la parole, comme à son habitude : « On a tous un rôle à jouer et quelque chose à apporter de par nos qualités individuelles. Il faut que tout ça rejaillisse sur le collectif. J’espère qu’on sait où on veut aller maintenant. C’est un gros combat qui nous attend face à une équipe bordelaise qui va venir pour faire un résultat. À nous d’être prêts pour les recevoir. »
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