Jets de gobelets en plastique remplis de bière sur les joueurs, bagarres sur le terrain. Des incidents ont éclaté à la fin du match de top 14 entre l’USAP et le Racing 92 samedi 20 septembre 2025. Ils risquent d’y avoir de lourdes conséquences sur le club catalan déjà en sursis.
Des échauffourées, un spectateur qui s’introduit sur le bord du terrain, alors que d’autres aspergent de bière les joueurs. Une fin de match pathétique et dans la confusion samedi 20 septembre 2025 au stade Aimé-Giral (Perpignan) contre le Racing 92. L’image a fait le tour des réseaux .
Une attitude inacceptable pour le président du club qui ne décolère pas. « Il faut sévir et puis il faut réfléchir. Je pense à interdire la circulation de bière au moins au niveau du pesage, c’est-à-dire la partie la plus proche du terrain. Et puis, il va peut-être falloir réfléchir à réduire la capacité du pesage. Maintenant, soyons sérieux, on est un groupe, on est un collectif. On est là aussi pour faire, en quelque sorte, notre propre discipline et pour veiller à ce que ça ne se reproduise pas », réagit François Rivière, le président de l’Usap.
Pour les clubs de supporters, il ne faut pas confondre frustration et incorrections. Ils demandent au club perpignanais la plus grande fermeté.
« Aujourd’hui, une sanction collective va toucher 99 % des supporters de l’Usap qui sont des supporters, on va dire, tout à fait respectueux. Et malheureusement, on va sanctionner l’immense majorité pour des cas particuliers », regrette Vincent Panabières, le président de la Penya Trabucayres.
Une vraie sanction individuelle forte et dure sera un exemple et c’est ce qu’on n’a pas fait par le passé.
Vincent Panabières, président de la Penya Trabucayres.France 3 Pays catalan
Une plainte a été déposée à l’encontre de l’intrus sur le terrain. Une personne a priori fragile psychologiquement. L’Usap a déjà été sanctionné le 3 juillet dernier pour « troubles causés dans l’enceinte sportive » à la suite des incidents survenus lors de l’Access Match face à Grenoble. Le club catalan avait écopé d’une amende de 25 000 euros et d’une suspension de match avec sursis.
Ce sursis risque d’être remis en cause. Délocalisation du prochain match, huis clos… La Ligue de rugby devrait statuer sur l’affaire d’ici quelques jours.
