Lors d’une échauffourée entre joueurs lors de Perpignan-Racing 92 (15-28), un supporter est rentré sur la pelouse quand d’autres ont jeté de la bière sur les acteurs de la rencontre. Les fans de l’Usap ayant déjà été auteurs de débordements par le passé, voici ce que risque le club catalan.
Pendant de très longues secondes, à moins de cinq minutes de la fin, les joueurs de Perpignan et du Racing 92 se sont livrés à des empoignades ce samedi, lors du match entre les deux équipes (15-28). L’arbitre de la rencontre, Monsieur Brousset, a sanctionné cela par deux cartons jaunes, infligés à Noé Della Schiava et Fabien Sanconnie. Mais cela pourrait ne pas s’arrêter là.
En effet, pour une raison encore inconnue, alors que des joueurs s’écharpaient dans une seconde échauffourée, une personne vêtue d’un maillot de Perpignan a pénétré sur la pelouse. Cela n’a pas eu d’impact car la sécurité est intervenue très rapidement pour sortir cet homme, avant qu’il ne parle ou ne frappe un acteur de la rencontre, que ce soit un joueur ou un membre du corps arbitral. Dans le même temps, plusieurs jets de bière ont été effectués par des supporters vers la pelouse.
Cela pourrait être lourd de conséquences pour le club sang et or. En juin dernier, lors du barrage d’accession entre Grenoble et Perpignan, les supporters des deux clubs s’étaient échangé des coups. L’Usap avait été reconnue coupable de « désordres occasionnés par des joueurs, des dirigeants et/ou le public d’un club ou des clubs en présence » et plus particulièrement pour « Troubles causés dans l’enceinte sportive (introduction et/ou utilisation de tous engins ou articles pyrotechniques, de tout moyen d’amplification phonique, bagarre(s), jet(s) d’objet(s) sur ou en dehors du terrain, etc.)”. » Le club avait écopé d’une suspension avec sursis pour une rencontre de son stade et de 25 000 euros d’amende. Ce sursis pourrait donc être révoqué et Aimé-Giral être à huis clos pour la prochaine rencontre à domicile des coéquipiers de Jerónimo de la Fuente, soit le 4 octobre prochain contre le Stade français.
De la frustration, tout le monde en a
En 2024, après la rencontre entre Perpignan et Clermont, l’arbitre Jérémy Rozier avait été victime de chants et d’insultes. La Ligue Nationale de Rugby avait alors sévi : « L’USA Perpignan est sanctionnée d’une amende de 15 000 €. Cette sanction a pour effet de révoquer l’amende de 10 000 € assortie du sursis prononcée précédemment à l’encontre de l’USA Perpignan. » Mais cette sanction ne comportait pas un autre sursis. Grâce aux images de vidéosurveillance, l’Usap avait pu retrouver la personne coupable d’avoir jeté un pichet de bière sur l’arbitre de la rencontre qui regagnait les vestiaires. Le club avait porté plainte et le tribunal de la préfecture des Pyrénées-Orientales avait condamné cet individu à une interdiction de stade pour une durée de six mois. Une opération qui pourrait peut-être se renouveler dans les jours à venir.
Interrogé sur ces débordements en conférence de presse, le manager des Sang et Or Franck Azéma s’est exprimé en ces mots : « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé d’en bas, il y a eu une échauffourée. Je ne vois pas des gens du public se battre avec les joueurs, si ? Je ne crois pas qu’il y a eu des jets (de bière) sur le corps arbitral, ou l’adversaire, j’espère que non. On n’a pas besoin de cela. Est-ce qu’il y a de la frustration chez les gens ? Oui, est-ce que cela permet de faire cela, non. De la frustration, tout le monde en a, moi j’en ai tous les jours. Je fais avec, cela fait partie de la pression qui existe à Perpignan, sinon il ne faut pas entraîner ici et ne pas jouer non plus. Maintenant, il faut toujours que cela soit dans le respect. »
.
