Fondé en 1995, le Servian Boujan Rugby fête cette année son trentième anniversaire. Il lançait sa saison en Fédérale 2 ce dimanche à domicile, face à Palavas, qu’il a battu 25 à 18.
Lorsque Max Santa et Michel Bouscaras ont uni leurs forces en 1995 pour créer le Servian Boujan Rugby (SBR), les deux amis étaient sûrement très loin d’imaginer tout le chemin qu’ils allaient parcourir ensemble. Et pourtant, trois décennies après cette union, le club a fait bien plus que survivre : il est devenu un nom qui compte, une institution reconnue du rugby amateur en Occitanie.
Contenus de la page
De grands souvenirs
Une aventure qui démontre que la cohésion, loin d’être un simple mot, a été la clé de la réussite. Surtout lorsqu’il a fallu, dans le cadre de la fusion, unir deux identités pourtant bien distinctes en un seul corps.« Ma plus grande satisfaction, c’est que nous ayons réussi à faire un seul club avec ces deux entités. Ce n’est jamais évident de créer une seule structure lorsqu’il existe deux identités au sein de deux villages différents. Aujourd’hui, nous sommes devenus un club important de l’Hérault, de la Ligue et de l’Agglomération avec nos près de 500 licenciés. Cette aventure, nous l’avons construite tous ensemble et c’est aussi ce qui la rend encore plus belle. Quand nous allons à l’extérieur, il nous arrive régulièrement que les gens nous demandent où se situe le village de Servian-Boujan. Pour eux, c’est une seule et même commune, ce qui prouve que l’on a réussi à créer quelque chose de très singulier, savoure Max Santa, dont les souvenirs sont nombreux depuis le début de l’aventure. Il y en a eu tellement, c’est très compliqué d’en sortir un en particulier. Mais je dirais quand même notre titre de champion de France en 1999. Il est arrivé vite et occupe une place très importante dans la réussite du club. Cette victoire nous a permis de bâtir quelque chose et a donné un vrai élan à notre développement. Et plus globalement, tous nos titres sont le fruit de tout ce qui a été entrepris durant toutes ces années. Avec du travail et de la bonne volonté, on arrive à faire des choses extraordinaires. »
Continuer à construire
Et même si le club a traversé de bons comme de mauvais moments dans son histoire, le temps et les difficultés n’ont jamais entamé la détermination de ses fondateurs. La preuve en est : la flamme de la passion continue de brûler trois décennies plus tard. Si le président et les dirigeants du club veulent notamment « maintenir l’équipe première en Fédérale 2 », l’objectif à moyen terme sera également de « continuer à structurer le club et mettre en place de nouvelles actions de développement ». Sans oublier, en parallèle, de préparer l’avenir en tentant d’attirer un maximum de nouveaux adhérents. Que ce soit sur les terrains, mais aussi en dehors. « Je ne ferais malheureusement pas 30 ans de plus à la tête du club, donc ma principale ambition aujourd’hui, c’est la transmission. C’est un peu comme lorsque l’on crée une entreprise, on a forcément envie que ce que l’on a construit puisse perdurer dans le temps. »
Un club qui compte
Et l’histoire ne va pas s’arrêter là. Trente ans après le premier coup de sifflet, la page est encore loin d’être tournée. Le club a grandi, mais sa mission reste la même : transmettre. Transmettre l’amour du jeu, la force de l’unité, le partage et la persévérance. L’héritage est là et la passion plus vivante que jamais.
Max Santa (président du Servian Boujan Rugby) : « Organiser de nouvelles journées de fête et de partage »
Vous avez lancé le week-end dernier les festivités autour du trentième anniversaire du club. En quoi cela a consisté ?
Cette journée a marqué le coup d’envoi de cette saison un peu particulière pour le club. Nous avons organisé notre traditionnelle foire aux fromages, avant les séances d’entraînements de nos équipes de jeunes, ainsi que des oppositions pour nos équipes seniors. Mais au-delà de tout cela, le plus important était surtout de passer de bons moments ensemble. Même les joueurs de Thuir, qui affrontaient notre équipe première en amical, sont restés pour participer à la soirée animée par un DJ. Je crois que tout le monde s’est régalé. Et ce n’est pas terminé, puisque nous souhaitons organiser d’autres évènements de ce type pour marquer le coup.
Ce rendez-vous était également l’occasion de rendre hommage à tous les dirigeants et bénévoles qui vous accompagnent depuis de longues années.
Tout à fait. Nos bénévoles ont toujours été et restent l’une de nos grandes forces. C’est d’ailleurs assez rare de pouvoir s’appuyer sur un tel noyau. Nous devons tous avoir conscience de cette chance, surtout dans le contexte actuel, où les clubs se retrouvent souvent en difficulté dans ce domaine.
Cet enjeu du bénévolat vous inquiète-t-il pour l’avenir ?
Oui, c’est un sujet qui peut devenir problématique, dans la mesure où nous sommes beaucoup de personnes âgées. Sans les bénévoles, le club ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Et c’est ce qui doit nous pousser à toujours penser à l’avenir et à la transmission.
D’autres rendez-vous de ce type seront-ils organisés dans la saison ?
Oui, nous allons tenter de mettre en place de nouveaux moments conviviaux un peu plus tard dans la saison. Je pense par exemple au derby contre Pézenas, qui pourrait être une belle occasion de réunir la famille du club. Ce serait, par exemple, vraiment sympa de convier d’anciens joueurs et des générations victorieuses.
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