Le club aéronautique de Montpellier fête ses 50 ans. Depuis un demi-siècle, il fait décoller les rêves et les carrières : des jeunes découvrent l’aviation, certains deviennent pilotes professionnels, d’autres intègrent Airbus ou la défense. Le club se projette et veut poursuivre son histoire.
Ce samedi 13 septembre, le club aéronautique de Montpellier soufflait ses 50 bougies, célébrant un demi-siècle de passion pour le ciel. Chaque année, entre 180 et 200 adhérents franchissent les portes du club pour apprendre à piloter ou simplement vivre leur passion de l’aviation. Philippe, pilier du club depuis sa création, raconte : « Quand vous êtes alignés au bout de la piste, vous lâchez les freins et vous mettez la puissance… et d’un seul coup, vous êtes en l’air. Ça, c’est magique.«
Parmi ceux qui ont vu leurs rêves prendre leur envol, Jérémy se souvient encore de son premier vol en solo : « J’avais une quinzaine d’années et c’était très impressionnant. J’étais stressé mais à la fois très très excité. » Aujourd’hui pilote chez Air France, il souligne que les premiers apprentissages restent gravés : « Jamais oublier qu’on a peu de choses face à la météo et il faut savoir se remettre en question en permanence.«
« On crée des vocations »
Le club a également marqué des générations de jeunes, certains découvrant l’aviation dès la troisième. Pierre Sartre, président actuel, explique : « On crée des vocations, on voit les yeux qui pétillent. Certains deviennent pilotes professionnels, militaires, ou intègrent Airbus. » Les souvenirs ne manquent pas : l’un des instructeurs a percuté trois flamants roses. Une frayeur devenue anecdote : « au final on avait collé trois flamants roses sur l’arrière de l’avion« , se souvient le président Pierre Sartre.
Aujourd’hui, le club continue de nourrir des rêves et des carrières dans l’aéronautique. Pierre Sartre insiste : « Les prochains objectifs ? Continuer à faire voler les élèves et alimenter tout ce qui est armée de l’air. Si demain il n’y avait plus les aéroclubs, en France, on manquerait de pilotes. » Un demi-siècle plus tard, la passion pour le ciel est intacte et prête à inspirer de nouvelles générations.
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