La liste d’union de la gauche et écologiste, emmenée par Thierry Antoine, a lancé, ce vendredi 12 septembre, la campagne pour les élections municipales de 2026. Loin du « show à l’américaine », elle veut coller au plus près « des préoccupations des Biterrois ».
« C’est une union inédite et prometteuse mais, le plus important à souligner, c’est que nous sommes avant tout une équipe. Une équipe de militants et de citoyens investis dans la vie locale, une équipe de gens, surtout, qui ont les pieds sur terre. Avec le Printemps de Béziers, il n’y a pas d’ego surdimensionné, pas d’obsession pour les caméras ni même d’homme providentiel ou de maire BFM » (en référence aux chroniques régulières de Robert Ménard sur la chaîne d’info en continu).
Ce vendredi 12 septembre, la liste de gauche plurielle et écologiste (*) emmenée par Thierry Antoine a lancé officiellement la campagne pour les Municipales de 2026, dans l’un des salons de l’hôtel Impérator, à Béziers. Entouré de Marie Laloma (PS), Nicolas Cossange (PCF) et Evelyne Coulouma (Place publique), l’élu municipal d’opposition a posé les jalons de la bataille électorale qui s’ouvre.
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Un projet de plusieurs centaines d’emplois
Animés « d’une détermination collective, complémentaire et dynamique », avec l’envie de « bousculer les codes », Thierry Antoine et ses colistiers veulent être au plus près des préoccupations des Biterrois, être dans le concret, « car il y a urgence. Ça ne sera pas une campagne de plateau télé, ni une campagne de technocrates, non plus, mais surtout, ça ne sera pas une campagne de promesses et de démagos ».
Le Printemps de Béziers va ainsi proposer, tous les 15 jours, « des mesures concrètes, applicables et chiffrées ». Les principales thématiques n’ont pas été « compliquées à définir ». Au nombre de quatre, il s’agit, en premier lieu de l’emploi, « ou plutôt de son absence à Béziers et de son inévitable corollaire : la pauvreté ». Thierry Antoine a alors ménagé le suspense en annonçant « un ensemble de mesures et, notamment, un projet qui va générer, sur Béziers, la création de plusieurs centaines d’emplois et qui pourrait changer l’image de notre ville au niveau national, voire européen ». Quel est ce projet mystère ? Réponse dans une quinzaine de jours…
Tranquillité et santé
Le deuxième acte de réflexion porte sur la sécurité et la tranquillité, « qui sont des valeurs de gauche et qu’il n’est pas question de laisser à l’extrême-droite. Là aussi, on a pu constater à Béziers que ce n’est pas parce qu’on met les moyens qu’on a forcément des résultats, si ceux-ci sont mal calibrés ou mal utilisés. On va donc avoir une proposition de réorganisation complète du système, ambitieuse et radicale ».
Evelyne Coulouma, elle, s’est employée à parler de l’urgence santé, « qu’elle soit physique ou bien mentale, et qui sera le fil conducteur des politiques de proximité que l’on mettra en place ». Face à l’absence de médecins, « plus de la moitié des médecins généralistes va bientôt partir à la retraite, nous offrirons un service de soins municipal avec des professionnels de santé salariés ».
Une espérance de vie en baisse
En outre, « nous travaillerons sur tous les facteurs non médicaux qui interviennent sur la santé : logement, éducation, habitudes alimentaires… » La ville doit en effet faire face à des indicateurs alarmants comme « le nombre de foyers en grande précarité, les familles qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, le taux de chômage, le faible niveau d’étude, etc. » Autant de facteurs qui ont de graves répercussions : espérance de vie en baisse, mortalité prématurée, notamment par cancer, progression de l’obésité…
Marie Laloma a prolongé la réflexion en l’amenant sur le terrain de l’éducation car « les écoles, aujourd’hui, sont le reflet des fractures sociales », soulignant que « 52 % des enfants biterrois vivent sous le seuil de pauvreté ». Parmi les mesures annoncées : un kit de fournitures scolaires offert aux familles, à chaque rentrée ; un investissement chiffré à 192 000 €, « ce qui revient bien moins cher que les uniformes qui ne concernent que quatre écoles ». Et l’assurance que « chaque classe aura son Atsem attitrée, car l’école doit être une chance ».
Des horaires de bus peu adaptés ?
Enfin, Nicolas Cossange s’est penché sur la question des transports publics. « Certes, la politique tarifaire des bus est peu élevée mais l’amplitude horaire et la fréquence ne sont pas adaptées aux gens qui travaillent. Il faudra revoir aussi les lignes car la ville s’est étendue ». Et « se pencher sérieusement sur la question du vélo et de sa place à Béziers ». La campagne est lancée et elle sera, visiblement, offensive.
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